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Comme le bon vin…


NDLK : Vous allez penser que ce billet sent le réchauffé et vous avez totalement raison ! Mais avant de passer à une nouvelle version du blog (hey vous avez vu ! On a un nom de domaine maintenant ! Youhou !), il me semble important de finir les travaux en cours, dont ce billet, et quelques autres qui vont suivre. J’ai que 6 semaines de retard, je suis à peu près sure que ça va passer inaperçu !

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Voici 3 ans que la Comic Con Paris a élu domicile à la Grande Halle de la Villette, se réclamant d’emblée comme le rendez-vous de référence, incontournable et salvateur en ce qui concerne les festivals de comics ou liés à la pop culture, comme si jusqu’à présent, nous, pauvres manants étions démunis de toutes manifestations dignes de ce nom en France, jusqu’à en pleurer des larmes de sang.

Vous allez à ce stade penser que je vais librement cracher mon venin sur cet événement alors que j’ai pour la troisième année pu bénéficier d’une invitation en tant qu’intervenante (mais reléguée cette année au statut d’exposant, ce fut le running gag du week-end, je n’ai pas trop réussi à savoir ou je devais m’exposer, ni quoi exposer d’ailleurs, parce que… Je veux bien donner de ma personne mais si c’est pour faire fuir la moitié des 45000 visiteurs attendus d’après ce que j’ai pu lire dans les médias, je me sentirai bien coupable… enfin bref.)

Voilà, ici on est bien gentil, mais on ne va pas se la raconter par respect pour nos lecteurs, du statut arrogant et détestable qui a été ressenti par la plupart des médium spécialisés comics dès sa première année, largement accentué par la mise en concurrence directe et abjecte vis à vis de la Paris comics Expo (alors que malgré tout j’ose croire, innocente comme je suis qu’il y a de la place pour tout le monde),  la Comic Con Paris a malgré tout su évoluer de manière positive dans le traitement et le respect de ses invités Comics même si, il reste encore pas mal de travail à faire, le progrès est indéniable d’année en année.

Pour résumer la situation, je vous laisse librement lire mes ressentis concernant les précédentes éditions ici et ici.

Mais recentrons-nous sur cet édition de 2017.
Même période, même endroit, avec le sentiment me concernant à priori que le visage de cette convention allait rester inchangé. En fait cela s’avère être beaucoup plus complexe que ça.
Commençons comme d’habitude par le positif. Comme vous le savez, l’une des raisons qui me font me rendre en convention est le contenu et l’éventail des conférences qui peuvent y être proposés, et je peux dire que ce week-end je m’en suis donnée à cœur joie.

J’ai ainsi commencé mon marathon dès le vendredi matin à 10 h avec le panel de présentation d’un nouvel éditeur (qui commence déjà à faire bien parler de lui sur les réseaux sociaux), Hi Comics, filiale des éditions Bragelone, animé avec beaucoup d’entrain et de passion par son responsable éditorial, Sullivan Rouaud. Je connais Sullivan depuis des années et j’ai toujours été impressionnée par l’aisance et la capacité qu’il a à parler de ses différents projets de façon très communicative, voir addictive. Alors que le marché des comics en France semble être plus que saturé, se lancer dans une telle aventure mérite sincèrement que l’on s’intéresse à ce nouvel éditeur qui semble vouloir jongler entre licences et valeurs sures et titres indés, l’accueil positif attendu des premiers permettant ainsi semble-t’il de pouvoir faire la lumière sur des récits beaucoup plus méconnus des lecteurs.

DSC_1315Je souhaite à Hi Comics une belle réussite, tout aussi belle que la référence dans ce domaine Bliss Comics, un éditeur qui a d’ailleurs été cité dans le panel suivant, consacré à La diversité dans les comics.
Animée par Yaëlle Simkovitch et en présence de David Halphen (Fusion Man), JL Mast (Daredevil / Punisher Infinite) Phillipe Briones (Aquaman), Max Sarin (Giant Days), Joshua Dysart (Le Soldat Inconnu) et Jeff Stokely (Le beffroi), cette conférence a su exposer les points de vue de ses différents panélistes sur la question et ce malgré le fait qu’il n’y ait aucun intervenant de couleur (on avait quand même sur place Guile Sharp, Georges Jeanty et Doug Braithwaite, à quelques mois de la sortie de Black Panther ça aurait été plutôt cool de les voir intervenir sur le sujet), tout en déplorant le fait que la modératrice a tendance a vouloir (consciemment ou inconsciemment, je n’en sais rien) tirer la couverture sur elle au lieu de juste rester à sa place.

DNJWLCjXkAA6WIMLe troisième panel auquel j’ai assisté s’intitulait #VisibleWomen, les femmes qui font les comics, il s’avère que j’en étais l’une des intervenantes suite à l’invitation de Glénat Comics, parmi l’un des éditeurs qui apprécie mon parcours de blogueuse depuis toutes ces années, et dont je tiens ici à remercier sincèrement la sympathie.
Étaient avant tout présentes Marie-Paule Noel en meneuse de revue, Stéphanie Hans que l’on ne présente plus en ces murs et la scénariste Clotilde Bruneau, l’adorable et ultra dynamique auteure de la saga La Sagesse des mythes en collaboration avec Luc Ferry paru chez Glénat, qui a nous a permis de faire la jonction entre le statut des autrices de comics et celle issues de la BD Franco-Belge.
Une capture audio de ce panel est disponible ici grâce aux bons soins de nos collègues et amis de Marvel Planet.

En complément et si ce n’est pas déjà fait car cet événement date quand même un peu je vous laisse lire les articles très bien foutus des Inrocks et de Respect Mag sur le sujet.

On le voit de plus en plus, les notions et interventions relatives au féminisme et à la diversité ont une part à jouer de manière croissante au sein des conventions et festivals liés à cette fameuse pop culture, attention toutefois à ne pas en faire un objet marketing. J’ai effectivement pu constater que cette année un tournant s’était déjà opéré à ce niveau, alors que certains osent à peine prendre le train en marche, d’autres ont déjà su capitaliser la poule aux œufs d’or médiatique que constitue le terme Women in comics.
Ces prochaines années risquent d’être fort intéressantes vis à vis du « courage » que certains éditeurs oseront prendre dans ce domaine, jusqu’à ce que la mode passe à autre chose. On s’intéressera alors une nouvelle fois aux vrais artisans du féminisme dans les comics, celles et ceux qui notamment puisent leur culture et leurs idéaux dans les premières expressions de ce mouvement.

Je me suis bien évidemment rendue au panel consacré à Wonder Woman, encore une fois animée par Yaëlle Simkovitch, qui était cette fois ci accompagnée d’Emanuela Lupacchino et Stéphanie Hans, deux artistes qui ont récemment œuvré sur le personnage. La conférence était efficace sans être complète, le principal a été dit tout en sachant qu’elle s’orientait beaucoup sur ses transpositions télévisuelles et cinématographiques, et qu’en 45 minutes je ne pouvais pas m’attendre à mieux. J’espère un jour avoir la chance d’assister à une conférence consacrée à ce personnage animé par Xavier Fournier, Alex Nikolavitch, ou encore Jean-Marc Lainé, par exemple, qui sont de vrais historiens des comics.

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Autre conférence et pas des moindres, la masterclass consacrée à Brian Michael Bendis (quand j’y pense : cette année entre lui, Chris Claremont à Angoulême en janvier dernier et Mark Waid il y a quelques jours, cela aura été pour moi l’année des scénaristes de légende). Située dans la grande salle, ce fût un vrai show à l’américaine animée et traduite par Frédéric Benudisavec présence d’un DJ et d’un chauffeur de salle pour faire patienter la foule, je dois être vieux jeu, pardon, je sais que je suis vieux jeu mais ce genre de mise en scène ne passe absolument pas pour moi. Certes Bendis est un showruner, un des plus grands architectes de l’univers Marvel moderne, mais c’est avant tout un auteur. Et c’est d’ailleurs bien ce qu’il a souligné à plusieurs reprises durant ce panel : la simplicité de son mode de vie à s’occuper de ses filles et de s’isoler dans son sous-sol pour écrire.
J’ai ensuite eu la chance de pouvoir lui faire signer mon exemplaire de Goldfish, et de le remercier justement de contribuer autant à cette diversité en créant des personnages tels que Miles Morales. Je n’oublierai pas de si tôt les quelques conseils qu’il a pu me prodiguer en terme d’écriture, à l’instar de Frank Miller, Bob Layton ou Mark Waid, il existe des auteurs de légende dont la bienveillance envers leurs fans est un cadeau en soit.

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Même salle, même ambiance, mais cette fois-ci totalement justifiée pour le panel consacré à la série Strangers Things diffusée sur Netflix, après 1h30 d’attente entourée d’une horde de pré-ados, les classiques du rock FM des années 80 ont fini par me redonner le sourire dans une ambiance survoltée. Les trois comédiens Gaten Matarazzo (mon chouchou, parce qu’il me fait penser au Sidekick), Finn Wolfhard et Caleb McLaughlin étaient évidemment très à l’aise en tant qu’ambassadeurs de ce programme au succès générationnel immense, ce fut un moment très fun et assumé ou je me suis amusée à me retrouver parmi tous ces gosses hystériques.

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Enfin, la dernière conférence (la 7ème ! Ah oui ça on peut dire que j’en ai bouffé du panel !) était une rencontre avec Stéphanie Hans qui partageait son expérience vis à vis de la présentation d’un portfolio à un éditeur. Destinée principalement aux artistes amateurs ou semi-pro, l’illustratrice a su prodiguer de nombreux conseils aux personnes qui lui ont présenté leurs travaux sur place, c’était très enrichissant de découvrir les techniques et les astuces dans la composition de ses couvertures, encore un moment de partage que j’aimerai voir bien plus souvent dans ce milieu.

Cette édition de la Comic Con fut donc pour moi très satisfaisante en ce qui concerne ses conférences, bon nombre d’entre elles étaient consacrées aux comics avec des thématiques actuelles qui se devaient absolument d’être présentes.

Autre très belle évolution concernant cette édition 2017 : la présence d’une véritable Artist Alley digne de ce nom, toujours située au premier niveau (une bonne chose afin que les artistes puissent être « au calme » en tout cas loin de l’effervescence mercantile en contre bas), et où les auteurs étaient largement mieux mis en valeur que les années précédentes (en même temps c’était pas bien difficile…).
Un bémol toutefois concernant le statut de ces artistes de comics qui semble-t’il n’avaient pas les même égards que les autres super stars du salon, (les années précédentes tout les artistes mangeaient au même endroit, cette année j’ai pu assister à un véritable phénomène de caste où les acteurs se restauraient dans un endroit situé au niveau supérieur en toute discrétion, et les acteurs au rez de chaussée, devant une baie vitrée sans aucune intimité.
Cela n’a pas empêché à tous ces auteurs d’être extrêmement disponibles envers leurs fans, j’ai eu grand plaisir à discuter avec Emanuela Lupacchino, JL Mast, Julien Hugonnard-Bert, Rebekah Isaacs, ainsi que Max Sarin qui se trouvait sur le stand de l’éditeur Akileos, en contrebas. On sentait de leur part un vrai plaisir de participer à cet événement.
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Après trois jours passé dans les murs de la Grande Halle de la Villette pour cette nouvelle édition de la CCP mon bilan est donc très encourageant, et ce malgré ma perplexité de voir cette énergie toujours aussi vive que les organisateurs ont de vouloir faire croire via divers médias que leur événement est la seule référence en France digne de ce nom, et que les autres festivals se déroulant en province ne relèvent que d’un travail d’amateur où les commissions des artistes se font limite au Bakchich.

Bon allez, prochain rendez-vous pour moi, un tout petit festival de province situé dans un trou paumé de Charente…

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I love Barcelona


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Il existe des événements qui me font littéralement kiffer. Alors, évidemment, la plupart du temps il s’agit de manifestations directement liées au comics dans leur ensemble et lorsque mon emploi du temps – et mon porte monnaie – me le permettent, je m’y rends plus que volontiers.
Et puis il y a des conventions qui m’interpellent beaucoup plus car elles sont ciblées vis à vis de mes centres d’intérêt, tels que la Flame Con basée à New York et Geek Girl Con de Seattle (qui a d’ailleurs lieu au moment où j’écris ces lignes).
Alors tout ça c’est très bien mais c’est surtout très loin ! Et si il était question de voir apparaître une telle initiative vers chez nous, la Vieille Europe, vieille certes mais tout autant intéressée par ce genre de thématique (il n »y a qu’à voir les panels consacrés au FIBD d’Angoulême pour s’en rendre compte).

Et bien sachez que ce vœu pieux est sur le point de devenir réalité car du 22 au 24 juin prochains (oui oui en 2018 ! Comme ça vous avez le temps de vous préparer !) est organisée la première Love Fan Fest, une convention totalement et idéalement consacrée à la thématique LGBT dans la Pop Culture.

Voici leur note d’intention, celle-ci me donne furieusement envie de traverser la frontière l’été prochain comme vous pouvez vous l’imaginer :

LOVE Fan Fest apporte à Barcelone le premier événement multifandom LGBT. Un grand festival pour célébrer, débattre et montrer la diversité, avec une demande claire pour une plus grande visibilité dans les films et la télévision. Spécialement pour la visibilité lesbienne qui a encore un long chemin à parcourir, malgré toutes les étapes prises.
Dans notre première édition, nous bénéficierons de l’apparence d’actrices qui ont donné vie aux personnages lesbiens aidant un groupe défavorisé. Non seulement sur la forme mais aussi en arrière-plan.
De plus, nous proposerons concerts, différentes étapes, fêtes, art, de la culture … tout autour d’une atmosphère incroyable.
Barcelone, année après année, s’est confirmée comme une ville ouverte au monde, avec un caractère multiethnique et culturel croissant. Et nous adorerons vivre à vos côtés.

Au programme donc lors de cette convention idéale, du lourd du lourd et encore du lourd !

  • Des conférences dont les sujets comprennent : Sci-fi tv shows et visibilité lesbienne, Les super-héros gay et les relations lesbiennes dans les bandes dessinées, l’industrie du film et les personnages LGBT, prévention de la discrimination chez les enfants issus de couples gais / lesbiens, les jeunes LGBT et l’intimidation…
  • La présence d’actrices qui ont su faire avancer la cause lesbienne dans les séries TV et web séries, à commencer par Gabrielle Christian et Mandy Musgrave de l’excellente série destinée aux ados South of Nowhere qui ne date pas d’hier mais qui reste une très bonne référence pour celles qui souhaitaient voir un programme plus frais que The L Word, Elise Bauman et Natasha Negovanlis, héroïnes de la web série culte ET Canadienne Carmilla, et pour finir, LE trio de la mort qui tue provenant tout droit de Purgatory :  Dominique Provost-Chalkley, Katherine Barrell, et Melanie Scrofano, que demande le peuple ? Seriously ?
  • Et que dire de plus à part qu’un concert électronique dantesque est prévu tout au long du week-end, (souvenez-vous on est à Barcelone…)

Une telle convention va donc avoir lieu à Barcelone, le week-end du 22-24 Juin 2018, vu l’échéance on peut aisément espérer des guests supplémentaires, et si, pourquoi pas celles-ci ne proviendraient pas de National City ?

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Bordeaux Geek Festival : 3ème mi-temps


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Savez-vous où je serai la semaine prochaine ? Assurément à l’autre bout de la Garonne pour cette troisième édition du BGF qui se veut être un rendez-vous des plus sympathiques pour tout amateur de culture pop qui se respecte.
Parce que oui les enfants comme vous le savez déjà, beaucoup de choses se déroulent (fort heureusement) en province, les manifestations se multipliant dans l’hexagone pour notre plus grand plaisir.

Le Bordeaux Geek Festival a su se faire une belle réputation depuis deux ans avec des efforts constants dans le développement de sa partie comics, et il semblerait que cette évolution aille dans le même sens cette année.
Outre les diverses et nombreuses animations qui auront lieu entre les 25 et 28 mai prochain (je vous en laisse voir le détail ici), c’est évidemment le pôle comics qui nous intéresse plus particulièrement.
Comme l’année dernière, une Artist Alley sera mise en place au sein du festival et le moins que l’on puisse dire c’est que les artistes invités font plaisir à voir : l’ami Barry Kitson sera de la partie, ainsi que Rafa Sandoval, Iban Coello, Jordi Tarragona, Declan Shalvey et SURTOUT la magnifique et monumentale Jordie Bellaire (qui m’a honorée de la plus belle des manières il y a deux ans avec sa superbe interview), ainsi que Francis Portela qui sera présent sur le stand de l’éditeur Bliss Comics.
De quoi s’en donner à cœur joie en matière de comics pour cette nouvelle édition, vous pouvez d’ors et déjà compter sur un petit compte-rendu de ma part très prochainement.

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2017, Autopsie d’un festival réussi

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Je fus convié l’année dernière au festival Paris Manga & Sci-Fi Show (mon avis est d’ailleurs toujours lisible ici) et c’est avec un grand plaisir que je répondais de nouveau présent pour cette nouvelle édition qui je l’espérais, serait à la hauteur de la précédente. Je n’ai pu malheureusement m’y rendre que le dimanche 26 mars, et quel fut le bilan de cette journée ? Réponse tout de suite !

Ce fut donc en ce beau dimanche 26 mars 2017 que je me rendis sur les lieux du festival Paris Manga & Sci-Fi Show, galvanisé par les très bons souvenirs de la précédente édition à laquelle j’avais eu la chance d’être convié.
Autant être franc, la partie manga ne m’intéressais que moyennement, j’étais surtout sur place pour la partie comics chapeautée par les petits gars de Central Comics et ce fut bien évidemment le premier endroit où moi et mes compères nous nous rendîmes à peine arrivés sur place.
Force et de constater que les organisateurs ont bien entendu les commentaires positifs des précédentes éditions : Les artistes de comics invités sont encore au même endroit, à savoir un endroit judicieux puisque placés vers le centre du salon, dans une grande allée où le passage est fréquent. Des emplacements plus que bienvenus, ainsi la plupart des visiteurs, même si ils ne sont pas venus pour eux, sont obligés de passer devant eux une, voir plusieurs fois par jour : Une exposition idéale, un autre salon parisien sur ce même thème des comics devrait en prendre de la graine.
Remarquez, le comble se serait de les placer sur un balcon, à l’écart du public, là, se serait vraiment stupide…

Pour ce qui des artistes présents, la star était bien entendu le vétéran Whilce Portacio, un des dessinateurs stars des X-Men dans les années 90 et co-créateur du mutant Bishop. L’homme était d’ailleurs très accessible et souriant, j’ai pu lui parler quelques minutes et ce fut ma foi une bonne rencontre avec cet artiste de légende.
Pour ce qui est des autres artistes, c’était plutôt un beau panel et des plus hétéroclites : Les superstars Alex Maleev et Esad Ribic côtoyaient des artistes un peu plus confidentiels comme Rufus Dayglo (Tankgirl), les excellents et sympathiques David Baldeon, Mirko Colak, Fernando Dagnino, Geoffo ou encore Francis Portela (Faith chez Valiant), une sélection variée particulièrement jouissive et intéressante.

La crème des artistes français était elle aussi présente avec l’adorable Virginie Siveton, le talentueux Julien Hugonnart-Bert, Anthony Dugenest, Junkie Brewster ou encore Desty : Là encore les styles étaient très variés et il y en avait pour tout les goûts.
En résumé, une artist alley plus qu’honorable et qui n’avait pas à rougir de celle d’autres salons du même genre.

Des écrivains étaient également présents, notamment Jérémie Damoiseau qui venait présenter son livre Punisher : L’Histoire Secrète consacré au film avec Dolph Lundgren adapté du célèbre personnage Marvel (1).

Les acteurs de séries télé n’étaient pas en reste avec la présence de belles têtes d’affiche de la série Buffy Contre les Vampires : Kristine Stutherland (qui interprétait la mère de Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Nicholas Brendon (Xander) et James Marsters (Spike) étaient présents, les fans de la série culte des années 90 avaient fait le déplacement et étaient là en masse pour les rencontrer.
Autre star du salon parmi les acteurs présents, Christopher Judge (Teal’c dans la série Stargate SG-1) se prêtait au jeu des autographes : L’imposant acteur (quand même 1,91m !) avait le sourire, de même que ses fans.
Notons aussi la présence de Kerry Ingram et Ian McEhlinney, deux acteurs de la série Game of Thrones ainsi que Catherine Sutherland, le Ranger rose de la série télé Power Rangers.

Niveau Youtubers, je suis malheureusement incapable de vous dire exactement qui était là, ce genre de « personnalités » ne m’intéressant absolument pas, j’ai juste pu apercevoir de loin l’un des seuls que j’apprécie et suis, à savoir le Joueur du Grenier et son compère Seb, comme d’habitude particulièrement sollicités, les rendant difficilement approchables…

Niveau organisation, Paris Manga & Sci-Fi Show est encore un modèle du genre  : Le placement des stands et scènes est exemplaire et calqué sur celui de l’année passée, on ne change pas une formule qui gagne et les organisateurs l’ont bien compris.
Rien à reprocher de ce coté donc.

Vous l’aurez compris, je suis encore une fois ravi d’avoir pu l’espace d’une journée à flâner sur ce salon, qui reste un des plus agréables auxquels j’ai le plaisir d’être convié  : Bien organisé, doté d’invités variés et prestigieux, Paris Manga & Sci-Fi Show reste un modèle du genre avec sa programmation éclectique, je me répète très certainement par rapport à l’année passée, mais certains autres salons soit-disant spécialisés comics (à tel point qu’ils le mettent dans leur dénomination) devraient en prendre de la graine.

Pour finir, je voudrais juste pousser un coup de gueule personnel qui n’est pas adressé au salon en lui-même et ses organisateurs, mais plutôt au public venant sur ce genre d’événement.
Tout le monde ou presque connaît la mode des Free Hugs, une pratique très répandue parmi le public de ce genre de salon, en particulier les cosplayer,s qui consiste à se balader avec une pancarte pour serrer dans ses bras ceux qui le souhaitent. Jusque là, rien de méchant me direz-vous, cette pratique devant se partager, normalement, dans la bonne humeur et sans arrière pensée, sauf que… Non.

On va encore dire que j’ai l’esprit un peu mal placé, comme quand je critique (gentiment) le cosplay, mais j’ai encore pu apercevoir des choses qui me hérisse le poil : Quand je vais sur ce genre de salon, certes j’y vais principalement pour rencontrer les auteurs mais j’aime aussi beaucoup observer les gens et cela fait plusieurs salons ou conventions auxquels je suis très attentif aux pancartes des free hugers et j’y aperçois depuis quelques temps des indications qui me gène.

Girls Only, Just Girls and Women, No Boys, et No Homo : Je vous laisse le soin de faire la traduction, qui n’est ma foi pas très compliquée mais voilà ce que j’ai pu lire sur de nombreuses pancartes de « distributeurs de câlins », exclusivement des garçons ou des hommes bien entendu. Après ce n’est peut être que moi (j’en doute) mais ces indications m’ont mis clairement mal à l’aise, de la même façon que lorsque je vois des photographes immortaliser des cosplayeuses en zoomant exagérément sur la poitrine ou (véridique, c’était au Japan Expo 2013) l’entre-jambe.

Après, je ne dramatise pas, je suis conscient que ce n’est qu’une minorité mais le fait est que depuis quelques temps, j’en vois de plus en plus et ce qui au départ n’était qu’une indication de bas de pancarte écrit discrètement s’affiche de plus en plus distinctement et sans aucune gêne.
Donc je ne peux que conseiller à ceux qui croisent des free hugers de bien lire la pancarte, car c’est bien connu, il faut toujours bien lire les pancartes, elles sont très révélatrices et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en disent beaucoup sur leurs propriétaires.

 1 : J’ai d’ailleurs lu ce livre et je vous le conseille très chaudement, c’est une véritable mine d’informations sur ce film très méconnu et injustement sous-estimé.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Chris Claremont


L’autre moment fort de ce FIBD fut la Rencontre Internationale consacrée au scénariste de légende Chris Claremont, architecte des meilleures histoires concernant les X-Men, n’hésitant pas à transmettre dans ses récits des sujets graves, modernes et sociétaux allant bien au delà d’histoires basiques de super héros.
Responsable entre autre du couple formé par Destiny et Mystique, contribuant également à rendre des personnages tels que Ms. Marvel (Carol Danvers)Storm, Jean Grey ou Kitty Pryde, aussi notoires et appréciés qu’elles le sont aujourd’hui, Chris Claremont interrogé par Ed Piskor nous parle autant de son expérience de scénariste durant toutes ces années chez Marvel, que de ses états d’âme sur l’Amérique d’aujourd’hui.

Ces trois vidéos (un peu floues, parfois, désolée) sont en VO non sous-tirées, la traduction de la conférence se faisait en effet en direct par le biais d’interprètes et audibles par écouteurs.
Je fais confiance à l’organisation du FIBD pour montrer d’ici peu un montage digne de ce nom comme ce fut le cas pour Daniel Clowes.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #2


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Deuxième et dernière partie de mon compte-rendu de ce 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, où je vais vous parler plus précisément des conférences auxquelles j’ai pu assister (et peut être une que j’ai eu le privilège – et les foies – d’animer), car comme je l’ai maintes fois dit ici, le nombre, la qualité et la diversité des conférences proposées lors du FIBD sont tels que vous ne pouvez pas ne pas y trouver votre bonheur.

Lorsque chaque année je me rends à Angoulême, j’ai donc mes petites habitudes de vieille : Je  me fais mon petit planning pour pouvoir assister aux animations qui m’intéressent le plus, et un lieu en particulier attire sans cesse mon attention : Il s’agit du Conservatoire Gabriel Fauré, situé à deux pas de l’hôtel de ville, et renfermant en ses quelques salles un éventail de contenu.
Jugez par vous-même : Super héros en France : Les années 60 par Jean-Michel Ferragatti, Rencontre internationale avec Daniel Clowes (la capture vidéo filmée par mes soins sera très prochainement disponible), Comics en folie par Xavier Lancel, 40 ans de Judge Dredd et 2000 A.D. par Alex Nikolavitch, Rencontre internationale Chris Claremont par Ed Piskor (ici aussi, la vidéo ne saurait tarder), Les maîtres des comics : John Romita Sr par Xavier Fournier, Wonder Woman : En attendant Gadot (par bibi ^^), autant de moyens de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur les comics, sans oublier La French Touch de Marvel avec JL Mast, Jean-Yves Mitton, Jean-David Morvan, Paul Renaud, Xavier Fournier qui se déroulait quant à elle espace Franquin.

Malheureusement, je n’ai pas pu assister à toutes ces conférences car certaines d’entre elles se chevauchaient, il a dont fallu faire un choix cornélien.
Mais fort heureusement, mon comparse Franck de Watchtower Comics a eu l’opportunité de filmer pas mal d’entre elles, je vous laisse explorer le billet et les nombreuses vidéos que l’ami a eu la gentillesse de partager.

En dehors de ces conférences qui restent vous l’aurez bien compris, l’un des principaux intérêts de ce festival, j’ai quand même eu la joie de rencontrer pas mal de monde, des personnes que je côtoie désormais régulièrement (parfois TGS oblige), ainsi que de nouvelles connaissances, et je remercie du fond du cœur toutes celles et ceux qui ont apprécié ma « prestation » sur la conf de Wonder Woman, les retours ont été très positifs et cela me fait d’autant plus plaisir que l’exercice est toujours autant difficile pour moi.
Pour résumer, j’ai une nouvelle fois été subjuguée par la qualité des traductions de Miceal Beausang, c’est vraiment un régal de le voir travailler sur ces événements, et j’ai passé moins d’une heure en compagnie de Cab sur le stand LGBT BD en tant que co-autrice de notre bébé, Prisme The Queer Defender, et c’était vraiment très fun !

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J’ai ensuite eu la chance pouvoir échanger quelques mots avec le monumental Chris Claremont à la fin de la conférence qui lui était consacré, m’expliquant d’où il puisait son inspiration dans l’écriture de ses personnages féminins. Mon grand regret aura par contre été de ne pas avoir pu saluer Daniel Clowes, une autre fois, sans doute…

Autre acte manqué, celui de ne avoir pu visiter l’exposition Will Eisner situé au musée de la bande dessinée, soit-dit en passant, elle reste visible jusqu’au 15 octobre 2017, un petit retour en terres Angoumoises me reste donc envisageable, pourquoi pas cet été.

A venir très prochainement comme promis, les vidéos des conférences consacrées à Clowes et Claremont, parce que vous le valez bien 🙂

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