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Comme le bon vin…


NDLK : Vous allez penser que ce billet sent le réchauffé et vous avez totalement raison ! Mais avant de passer à une nouvelle version du blog (hey vous avez vu ! On a un nom de domaine maintenant ! Youhou !), il me semble important de finir les travaux en cours, dont ce billet, et quelques autres qui vont suivre. J’ai que 6 semaines de retard, je suis à peu près sure que ça va passer inaperçu !

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Voici 3 ans que la Comic Con Paris a élu domicile à la Grande Halle de la Villette, se réclamant d’emblée comme le rendez-vous de référence, incontournable et salvateur en ce qui concerne les festivals de comics ou liés à la pop culture, comme si jusqu’à présent, nous, pauvres manants étions démunis de toutes manifestations dignes de ce nom en France, jusqu’à en pleurer des larmes de sang.

Vous allez à ce stade penser que je vais librement cracher mon venin sur cet événement alors que j’ai pour la troisième année pu bénéficier d’une invitation en tant qu’intervenante (mais reléguée cette année au statut d’exposant, ce fut le running gag du week-end, je n’ai pas trop réussi à savoir ou je devais m’exposer, ni quoi exposer d’ailleurs, parce que… Je veux bien donner de ma personne mais si c’est pour faire fuir la moitié des 45000 visiteurs attendus d’après ce que j’ai pu lire dans les médias, je me sentirai bien coupable… enfin bref.)

Voilà, ici on est bien gentil, mais on ne va pas se la raconter par respect pour nos lecteurs, du statut arrogant et détestable qui a été ressenti par la plupart des médium spécialisés comics dès sa première année, largement accentué par la mise en concurrence directe et abjecte vis à vis de la Paris comics Expo (alors que malgré tout j’ose croire, innocente comme je suis qu’il y a de la place pour tout le monde),  la Comic Con Paris a malgré tout su évoluer de manière positive dans le traitement et le respect de ses invités Comics même si, il reste encore pas mal de travail à faire, le progrès est indéniable d’année en année.

Pour résumer la situation, je vous laisse librement lire mes ressentis concernant les précédentes éditions ici et ici.

Mais recentrons-nous sur cet édition de 2017.
Même période, même endroit, avec le sentiment me concernant à priori que le visage de cette convention allait rester inchangé. En fait cela s’avère être beaucoup plus complexe que ça.
Commençons comme d’habitude par le positif. Comme vous le savez, l’une des raisons qui me font me rendre en convention est le contenu et l’éventail des conférences qui peuvent y être proposés, et je peux dire que ce week-end je m’en suis donnée à cœur joie.

J’ai ainsi commencé mon marathon dès le vendredi matin à 10 h avec le panel de présentation d’un nouvel éditeur (qui commence déjà à faire bien parler de lui sur les réseaux sociaux), Hi Comics, filiale des éditions Bragelone, animé avec beaucoup d’entrain et de passion par son responsable éditorial, Sullivan Rouaud. Je connais Sullivan depuis des années et j’ai toujours été impressionnée par l’aisance et la capacité qu’il a à parler de ses différents projets de façon très communicative, voir addictive. Alors que le marché des comics en France semble être plus que saturé, se lancer dans une telle aventure mérite sincèrement que l’on s’intéresse à ce nouvel éditeur qui semble vouloir jongler entre licences et valeurs sures et titres indés, l’accueil positif attendu des premiers permettant ainsi semble-t’il de pouvoir faire la lumière sur des récits beaucoup plus méconnus des lecteurs.

DSC_1315Je souhaite à Hi Comics une belle réussite, tout aussi belle que la référence dans ce domaine Bliss Comics, un éditeur qui a d’ailleurs été cité dans le panel suivant, consacré à La diversité dans les comics.
Animée par Yaëlle Simkovitch et en présence de David Halphen (Fusion Man), JL Mast (Daredevil / Punisher Infinite) Phillipe Briones (Aquaman), Max Sarin (Giant Days), Joshua Dysart (Le Soldat Inconnu) et Jeff Stokely (Le beffroi), cette conférence a su exposer les points de vue de ses différents panélistes sur la question et ce malgré le fait qu’il n’y ait aucun intervenant de couleur (on avait quand même sur place Guile Sharp, Georges Jeanty et Doug Braithwaite, à quelques mois de la sortie de Black Panther ça aurait été plutôt cool de les voir intervenir sur le sujet), tout en déplorant le fait que la modératrice a tendance a vouloir (consciemment ou inconsciemment, je n’en sais rien) tirer la couverture sur elle au lieu de juste rester à sa place.

DNJWLCjXkAA6WIMLe troisième panel auquel j’ai assisté s’intitulait #VisibleWomen, les femmes qui font les comics, il s’avère que j’en étais l’une des intervenantes suite à l’invitation de Glénat Comics, parmi l’un des éditeurs qui apprécie mon parcours de blogueuse depuis toutes ces années, et dont je tiens ici à remercier sincèrement la sympathie.
Étaient avant tout présentes Marie-Paule Noel en meneuse de revue, Stéphanie Hans que l’on ne présente plus en ces murs et la scénariste Clotilde Bruneau, l’adorable et ultra dynamique auteure de la saga La Sagesse des mythes en collaboration avec Luc Ferry paru chez Glénat, qui a nous a permis de faire la jonction entre le statut des autrices de comics et celle issues de la BD Franco-Belge.
Une capture audio de ce panel est disponible ici grâce aux bons soins de nos collègues et amis de Marvel Planet.

En complément et si ce n’est pas déjà fait car cet événement date quand même un peu je vous laisse lire les articles très bien foutus des Inrocks et de Respect Mag sur le sujet.

On le voit de plus en plus, les notions et interventions relatives au féminisme et à la diversité ont une part à jouer de manière croissante au sein des conventions et festivals liés à cette fameuse pop culture, attention toutefois à ne pas en faire un objet marketing. J’ai effectivement pu constater que cette année un tournant s’était déjà opéré à ce niveau, alors que certains osent à peine prendre le train en marche, d’autres ont déjà su capitaliser la poule aux œufs d’or médiatique que constitue le terme Women in comics.
Ces prochaines années risquent d’être fort intéressantes vis à vis du « courage » que certains éditeurs oseront prendre dans ce domaine, jusqu’à ce que la mode passe à autre chose. On s’intéressera alors une nouvelle fois aux vrais artisans du féminisme dans les comics, celles et ceux qui notamment puisent leur culture et leurs idéaux dans les premières expressions de ce mouvement.

Je me suis bien évidemment rendue au panel consacré à Wonder Woman, encore une fois animée par Yaëlle Simkovitch, qui était cette fois ci accompagnée d’Emanuela Lupacchino et Stéphanie Hans, deux artistes qui ont récemment œuvré sur le personnage. La conférence était efficace sans être complète, le principal a été dit tout en sachant qu’elle s’orientait beaucoup sur ses transpositions télévisuelles et cinématographiques, et qu’en 45 minutes je ne pouvais pas m’attendre à mieux. J’espère un jour avoir la chance d’assister à une conférence consacrée à ce personnage animé par Xavier Fournier, Alex Nikolavitch, ou encore Jean-Marc Lainé, par exemple, qui sont de vrais historiens des comics.

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Autre conférence et pas des moindres, la masterclass consacrée à Brian Michael Bendis (quand j’y pense : cette année entre lui, Chris Claremont à Angoulême en janvier dernier et Mark Waid il y a quelques jours, cela aura été pour moi l’année des scénaristes de légende). Située dans la grande salle, ce fût un vrai show à l’américaine animée et traduite par Frédéric Benudisavec présence d’un DJ et d’un chauffeur de salle pour faire patienter la foule, je dois être vieux jeu, pardon, je sais que je suis vieux jeu mais ce genre de mise en scène ne passe absolument pas pour moi. Certes Bendis est un showruner, un des plus grands architectes de l’univers Marvel moderne, mais c’est avant tout un auteur. Et c’est d’ailleurs bien ce qu’il a souligné à plusieurs reprises durant ce panel : la simplicité de son mode de vie à s’occuper de ses filles et de s’isoler dans son sous-sol pour écrire.
J’ai ensuite eu la chance de pouvoir lui faire signer mon exemplaire de Goldfish, et de le remercier justement de contribuer autant à cette diversité en créant des personnages tels que Miles Morales. Je n’oublierai pas de si tôt les quelques conseils qu’il a pu me prodiguer en terme d’écriture, à l’instar de Frank Miller, Bob Layton ou Mark Waid, il existe des auteurs de légende dont la bienveillance envers leurs fans est un cadeau en soit.

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Même salle, même ambiance, mais cette fois-ci totalement justifiée pour le panel consacré à la série Strangers Things diffusée sur Netflix, après 1h30 d’attente entourée d’une horde de pré-ados, les classiques du rock FM des années 80 ont fini par me redonner le sourire dans une ambiance survoltée. Les trois comédiens Gaten Matarazzo (mon chouchou, parce qu’il me fait penser au Sidekick), Finn Wolfhard et Caleb McLaughlin étaient évidemment très à l’aise en tant qu’ambassadeurs de ce programme au succès générationnel immense, ce fut un moment très fun et assumé ou je me suis amusée à me retrouver parmi tous ces gosses hystériques.

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Enfin, la dernière conférence (la 7ème ! Ah oui ça on peut dire que j’en ai bouffé du panel !) était une rencontre avec Stéphanie Hans qui partageait son expérience vis à vis de la présentation d’un portfolio à un éditeur. Destinée principalement aux artistes amateurs ou semi-pro, l’illustratrice a su prodiguer de nombreux conseils aux personnes qui lui ont présenté leurs travaux sur place, c’était très enrichissant de découvrir les techniques et les astuces dans la composition de ses couvertures, encore un moment de partage que j’aimerai voir bien plus souvent dans ce milieu.

Cette édition de la Comic Con fut donc pour moi très satisfaisante en ce qui concerne ses conférences, bon nombre d’entre elles étaient consacrées aux comics avec des thématiques actuelles qui se devaient absolument d’être présentes.

Autre très belle évolution concernant cette édition 2017 : la présence d’une véritable Artist Alley digne de ce nom, toujours située au premier niveau (une bonne chose afin que les artistes puissent être « au calme » en tout cas loin de l’effervescence mercantile en contre bas), et où les auteurs étaient largement mieux mis en valeur que les années précédentes (en même temps c’était pas bien difficile…).
Un bémol toutefois concernant le statut de ces artistes de comics qui semble-t’il n’avaient pas les même égards que les autres super stars du salon, (les années précédentes tout les artistes mangeaient au même endroit, cette année j’ai pu assister à un véritable phénomène de caste où les acteurs se restauraient dans un endroit situé au niveau supérieur en toute discrétion, et les acteurs au rez de chaussée, devant une baie vitrée sans aucune intimité.
Cela n’a pas empêché à tous ces auteurs d’être extrêmement disponibles envers leurs fans, j’ai eu grand plaisir à discuter avec Emanuela Lupacchino, JL Mast, Julien Hugonnard-Bert, Rebekah Isaacs, ainsi que Max Sarin qui se trouvait sur le stand de l’éditeur Akileos, en contrebas. On sentait de leur part un vrai plaisir de participer à cet événement.
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Après trois jours passé dans les murs de la Grande Halle de la Villette pour cette nouvelle édition de la CCP mon bilan est donc très encourageant, et ce malgré ma perplexité de voir cette énergie toujours aussi vive que les organisateurs ont de vouloir faire croire via divers médias que leur événement est la seule référence en France digne de ce nom, et que les autres festivals se déroulant en province ne relèvent que d’un travail d’amateur où les commissions des artistes se font limite au Bakchich.

Bon allez, prochain rendez-vous pour moi, un tout petit festival de province situé dans un trou paumé de Charente…

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L’Art et la Manière


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J’ai profité d’une courte mais salvatrice escapade parisienne pour aller visiter l’exposition consacrée à un éditeur largement mis en avant sur ce blog grâce à ses super héroïnes mais également ses autrices œuvrant en son sein. Je ne pouvais en effet aucunement rater L’art de DC – L’aube des Super-Héros qui se déroule pendant encore près d’un mois au Musée Art Ludique situé à deux pas de la gare d’Austerlitz.

Malgré les kilomètres qui nous séparent, ce n’est pas la première fois que j’ai la chance de visiter une exposition dans ce musée qui compte parmi mes incontournables lorsque je me rends dans la capitale.
Au delà des thèmes proposés, c’est la qualité, la singularité et surtout la rareté des œuvres réunies dans un unique et même lieu qui m’émerveillent à chaque fois, c’était déjà le cas lors des expositions consacrées aux Studios Ghibli et Walt Disney, celle consacrée à l’univers de DC Comics ne fait pas exception, et je me considère extrêmement chanceuse d’avoir pu découvrir tous ces trésors qui ont fait ou qui font encore l’Histoire des comics.

Se développant autour du prisme cinématographique via ses figures les plus iconiques ou populaires grâce à la présence de nombreux costumes, véhicules, illustrations préliminaires, l’exposition fait également la part belle au support de base, via une collection hallucinante de planches originales où se côtoient les couvertures ou les scènes les plus emblématiques liées à l’Histoire de DC et réunissant des auteurs de légende.

J’ai eu la gorge serrée à plusieurs reprises en contemplant de si belles et inestimables œuvres. Je n’arrive même pas encore je crois à me rendre compte du statut rarissime, exceptionnel d’une telle exposition. Ici, il ne s’agit même pas d’être fan de DC ou de Marvel, il est surtout question d’être le témoin privilégié du patrimoine culturel d’un éditeur (et il s’avère qu’il est celui qui a nourri mes rêves de petite fille en quête d’aventures). Quel bonheur, mais quel bonheur nom d’un chien.

Imaginez-vous vous tenir devant la couverture iconique de The Flash #123 dessinée par Carmine Infantino, la page #59 de Batman Arkham Asylum façonnée en partie avec de la toile de jute par Dave McKean pour donner corps au personnage de Scarecrow. le dessin préliminaire du costume de Wonder Woman par HG Peter qui sera repris dans la série DC Comics Bombshells, la colère de Power Girl dans All-Star Comics #64 ou encore la splash page de Neal Adams dans Superman vs Mohamed Ali(il y avait même la couverture de Robin #126 avec Stephanie Brown ! Oui je sais bien que tout le monde s’en tape mais ça m’a fait un plaisir fou de la voir)


Énumérer tous ces instants qui font partie intégrante de l’histoire des Comics de super héros, de The Killing Joke à Batman The Dark knight Returns en passant par différents  travaux de Bruce Timm ou d’Alex Ross, sans oublier Jack Kirby, Tim Sale, Bernie Wrightson, Darwyn Cooke, Jim Lee, George Pérez, Wally Wood, Bill Sienkiewicz, Mike Mignola… il est quasiment impossible nommer tous ces artistes sans en oublier, impossible de décrire également toutes les œuvres exposées tant elles sont abondantes.
Fort heureusement, le catalogue de l’exposition recense à merveille tous ces trésors (mais malheureusement en couverture souple, pour le même prix le catalogue de l’expo Comics Unmasked s’offrait une belle hardcover, avec il est vrai 70 pages en moins, mais je n’aurais certainement pas hésité à débourser 5 € de plus pour une belle couverture rigide), le mieux est encore de s’y rendre tant l’amateur de super héros que le féru de culture comics s’en trouvera largement comblé.

Car cette exposition exceptionnelle a bien un avantage, c’est quelle est capable de réunir aisément le visiteur curieux déjà sensible à la filmographie de la Distinguée Concurrence et le drogué en perf de planches originales. On a ainsi droit à des échanges très intéressants sur place. Car écouter les commentaires de chacun face à une oeuvre s’avère aussi humainement très enrichissant, outre la véracité du commentaire, la bonne ou mauvaise fois de celui-ci, le fait d’assister à cette réflexion est intéressant, et on a tendance à oublier que lorsque l’on va dans un musée c’est avant tout pour apprendre et découvrir, et non pas se conforter dans ses acquis élitistes.

Vous l’aurez sensiblement compris, je ne parlerai que très peu de l’aspect cinématographique de cette exposition gargantuesque. Non pas par élitisme justement, j’ai pris beaucoup de plaisir à contempler les costumes de certains films (les Returns de Batman et Superman sont mes préférés, hormis le 1er Superman de Richard Donner qui est pour moi juste inclassable tant il m’a toujours hautement inspiré), ici encore je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur cette fabuleuse exposition.

Mais passons si vous le voulez bien à des détails un peu moins réjouissants concernant cette exposition.
Au delà de ces deux sensibles articulations cinématographiques et purement liées à l’art séquentiel, l’exposition L’art de DC – L’aube des Super-Héros cible la plupart de son contenu sur les 3 pierres angulaires et historiques de l’éditeur, à savoir Superman, Batman et Wonder Woman. Sur le visuel de l’exposition cela se voit parfaitement bien telle une véritable affiche de cinéma, sur le papier également mais qu’en est-il d’entre les murs ?
Je vais encore une fois faire ma morue dessalée mais tant pis : Une chose est belle et bien claire, de l’affiche au contenu, Diana de Themyscira n’a quasiment pas sa place au sein de cette exposition, et ce malgré les petits trésors concédés par les bienveillants donateurs de cette exposition, je m’insurge, je me révolte envers la sous-exploitation de ce personnage, et ce malgré un premier film qui lui est miraculeusement consacré cette année et qui remplit donc logiquement une grande partie de l’espace qui lui est consacré.

Commençons déjà par prendre comme exemple l’affiche de cette exposition : Alors que Superman et Batman ont droit à des représentations morphologiques certes athlétiques mais tout à fait normales au regard de leur statut de super héros, Wonder Woman est littéralement difforme, bien au delà de l’iconographie sexy et cheesecake dans laquelle on a l’habitude de la retrouver régulièrement. Sérieusement j’ai mal au dos pour elle.
Ici et c’est malheureusement annonciateur pour la suite des événements, Wondie est encore une fois appréhendée pour son physique et non pas pour ce qu’elle représente vraiment. Je vais encore me répéter mais tant pis, je doute fort que William Moulton Marston aurait pu valider ce genre de représentation pour son héroïne, que ce soit en 1941 ou en 2017.

Et concernant l’exposition en elle même, je ne vous cache pas que je trouve inconcevable qu’elle ait droit à une salle et demi, soit autant que pour Harley Quinn. J’ai beau respecter ce personnage sans parler du travail sans faute d’Amanda Conner sur celui-ci, (on peut d’ailleurs saluer le fait qu’on lui consacre, en tant qu’autrice, une si belle exposition et la remercier vivement d’avoir fourni la plupart des planches originales concernant Harley) cette sur-représentation vis à vis d’un personnage aussi emblématique que Wonder Woman crée selon moi un véritable malaise au sein de cette exposition.

Une salle et demi, avec évidement en fond sonore la musique de la série TV, et les trois quart de cet espace consacré aux versions audiovisuelles la concernant. Si cela ne suffisait pas les quelques planches originales (sublimes et complètement intéressantes, ce n’est pas le problème, je pense que vous aurez compris ma vision des choses) sont souillées par des commentaires audio d’un autre monde.
J’étais tellement en colère en écoutant cela sur le moment ! Et je crois que mes amis l’ont remarqué.
Encore une fois, quel décalage entre les commentaires riches en informations octroyés aux deux super slips et le vide abyssal dénué de toute connexion entre les différents médium contrairement aux deux autres parties, idéalement foisonnantes…
Devoir écouter en guise de quasi unique panel audio l’évolution du physique de Wonder Woman au fil des décennies, et ce sans aucune présentation préalable du personnage dans son contexte, comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs, ce fut pour moi un moment des plus surréalistes.

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Alors voici au final ma synthèse vis à vis de cette exposition : Elle est clairement et indubitablement à ne pas manquer pour tout amateur de comics et Culture Pop qui se respecte.
En effet, JAMAIS vous n’aurez l’incroyable opportunité de découvrir autant d’œuvres, de richesses en terme de patrimoine et d’histoire concernant un éditeur aussi légendaire.
Mais il ne s’agit pas que de cela : il s’agit en effet de prendre en compte tous les auteurs et personnages qui construisent cette fameuse Légende, à partir du moment où elle démarre avec la naissance du Dernier Fils de Krypton, l’aube du super héros.
Ma question est la suivante : OK ! Mais qu’en est-il de l’aube de la super héroïne ? Démarrent-ils avec les costumes en cuir de Catwoman ou Batgirl ? Est-ce que l’on doit considérer Harley Quinn comme notre libératrice dans ce domaine via la façon dont elle est mise en avant ? N’y avait-il pas plus à montrer sur Wonder Woman ?
En gros, est-ce qu’on me donnera enfin l’opportunité d’arrêter de râler, parce que je vous assure, je ne demande que ça.

L’AVIS DE JULIEN LORDINATOR :

L’Art des Super-héros DC, compte rendu de l’exposition

C’est en ce dimanche 13 août 2017 que je me suis rendu dans la capitale afin de traîner mes guêtres dans l’exposition consacrée aux super-héros DC Comics organisée par Le Musée Art Ludique. Après quelques heures à flâner émerveillé dans les allées, il est temps de donner mon avis sur cet événement à la gloire de ces héros costumés.

Lecteur de comics depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années (ce qui fait en gros plus des deux tiers de ma vie quand même, et c’est pas rien), j’avoue être souvent dubitatif quand ce genre d’événement est organisé, la principale appréhension étant de savoir à quelle sauce ma passion première va être traitée : Par dessus la jambe ou de façon respectueuse… En ce qui concerne le Musée Art Ludique, j’avais déjà une référence, ayant déjà visité leur précédente exposition consacrée à leurs homologues de Marvel et j’avoue y avoir passé un très bon moment, comme tous ceux qui ont lu mon billet à ce sujet (c’est à dire pas grand monde) avaient put le constater, une piqûre de rappel si besoin est disponible ici.
Fi de Marvel, retournons du coté de la Distinguée Concurrence puisque c’est elle qui nous intéresse dans le cas présent et commençons par une petite visite guidée !

Selon moi, l’exposition est clairement divisée en quatre parties, alors allons-y dans l’ordre.
Dans l’entrée, on nous présente l’univers DC papier-en-comics au moyen d’une frise chronologique assez chiche ornée de différentes couvertures emblématiques de l’éditeur : Certes c’est succin, mais suffisamment informatif pour qui voudrait connaître le BA-ba de cet éditeur.
Sans surprise, les deux premières salles sont consacrées à Superman : Le Dernier Fils de Krypton se taille donc logiquement le luxe d’ouvrir l’exposition avec des dizaines de planches et couvertures emblématiques de sa très longue carrière. En plus des comics, on peut également y apercevoir des story-boards, accessoires et miniatures ayant servi durant les films dont il fut le héros. Cerise sur le gâteau, du mythique costume de Christopher Reeve à la combinaison que porté Henry Cavill dans Batman V Superman, L’Aube de la Justice en passant par le délicieusement costume kitsch de Brandon Routh dans Superman Returns, toutes les tenues cinématiques de l’homme d’acier sont admirables.
Une petite vitrine est même consacrée à Superman Lives ! Le projet de film abandonné de 1998 qui aurais dû voir Nicolas Cage (gloups…) porté la défroque de notre kryptonien préféré.

Constellée de textes explicatifs et de vidéos, ont peut quasiment tout connaître de L’Homme D’Acier et très franchement, cette exposition commence fort.

Seconde partie de l’exposition (et la plus fréquentée au moment de ma visite), c’est au tour de Batman d’embrayer le pas à son homologue bleu et rouge.
A l’instar de Superman, cette partie de l’exposition est tout simplement pharaonique : Dés l’entrée nous sommes accueillis par une monstrueuse statue du Chevalier Noir qui tel le Penny géant de la Batcave nous accueille dans son antre et là encore, c’est la bacchanale visuelle : De multiples couvertures et planches originale de comics signées par des artistes aussi variées que Bernie Wrightson, Dave McKean ou encore Brian Bolland forme une frise ininterrompue à la gloire du croisé à la cape. En plus de ces merveilles dessinées, là encore de multiples costumes, accessoires et story-boards des divers adaptations filmées sont présentes : Des costumes des films de Tim Burton (j’avoue être tombé extatique devant le costume de Pingouin de Danny De Vito porté dans Batman, Le Défi, à ce jour encore mon film Batman préféré), de l’impressionnante armure porté par Ben Affleck en passant par le costume de Joker de Heath Ledger dans The Dark Knight ou les navrants (mais malgré tout amusants) costumes (à tétons) des film de Joel Shumacher, c’est une mine de belles choses qui s’offrent à nos yeux.
Comme pour Superman, cette partie consacrée au défenseur de Gotham City est magnifique et se laisse parcourir sans lassitude.

Je passe rapidement sur la partie consacrée à Suicide Squad, qui est surtout là grâce au succès du film et qui selon moi, occupait inutilement beaucoup trop de place.

Troisième partie, et c’est là que ça se gâte un peu, c’est cette fois-ci Wonder Woman et la Ligue de Justice qui ont droit aux honneurs.
Wonder Woman, c’est la troisième entité de ce que l’on nomme la Trinité chez DC Comics, avec ses homologues masculins Superman et Batman.
Même si son apparition sur grand écran est assez récente et que sa popularité auprès du grand public (hormis dans les années 70 et la fameuse série télévisée disco) n’a jamais atteint celle de ses deux camarades, j’avoue avoir été relativement déçu par cette partie consacrée à l’Amazone. Certes couvertures, planches originales étaient légion, même si les costumes issues de la série télévisée et le splendide costume porté par Gal Gadot dans Batman V Superman, L’Aube de la Justice valait à eux seuls le détour, j’avoue que les différents textes explicatifs étaient, contrairement à ceux consacrés à Superman et Batman, assez chiches et s’attardaient plus sur des explications purement cosmétiques du personnage plutôt que sur son histoire et son influence.
Ce sous-traitement est un peu dommage, mais j’étais quand même assez content de constater qu’une partie lui était quand même exclusivement consacrée.

Pour ce qui est de la Ligue de Justice, c’est un peu le même topo que pour Wonder Woman : Pas de film, donc le strict minimum pour cette équipe à savoir un nombre de couvertures et de planches originales assez impressionnant qui même si elles raviront le fan de comics, ne feront pas s’attarder le promeneur lambda et c’est bien dommage car admirer des originaux d’Alex Ross, j’avoue que c’est très peu commun et assez rare pour être remarqué.

Quand à la dernière partie, c’est un peu une partie fourre-tout : De Flash en passant par Green Lantern, les Teen Titans ou Supergirl (et même Hawkman, qui à ma grande surprise a droit à un pan de mur entier malgré le fait qu’il ne soit clairement pas un des personnage DC Comics les plus populaires) c’est j’avoue la partie qui m’a le plus déçu : Pas vraiment de logique dans cette partie de l’exposition et le traitement rapide de certains personnages qui malgré leur rayonnement n’ont droit qu’à quelques panneaux explicatifs assez vague quand à leur historique…
Je peux comprendre que ces personnages n’ont pas droit à autant d’attention aux vues de leur actualité que la Trinité, mais j’avoue avoir été déçu de les voir tous rencardés dans les dernières salles.

En résumé, même si les parties consacrées à Superman et Batman valent à eux seules le détour, je reconnais que l’univers DC Comics est si foisonnant que tout caler dans une seule exposition était en soit impossible et que de nombreuses concessions ont dû être faites : Je trouve juste dommage le traitement de certains personnages qui de part leur actualité les expose moins que la Trinité et de ce fait ont été remisés en toute fin d’exposition. Idem pour Wonder Woman dont au final on apprend pas grand chose.
Très honnêtement, j’ai passé un très bon moment et je reconnais que mes remarques négatives sont uniquement dû au fait que je sois avant tout fan de comics, après, je me met à la place du novice qui ne connais cet univers que par le biais des films et dont un minimum de curiosité le poussera à s’intéresser aux planches et illustrations de comics originales présentes et là, cette exposition est clairement un point d’entrée parfait, à la fois ludique et informatif.

L’Art de DC, L’Aube des Super-héros, exposition au musée Art Ludique de Paris, encore visible jusqu’au 10 septembre 2017

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Paye ton Hashtag


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, , , peu importe la façon dont ils sont diffusés sur les réseaux sociaux actuellement (et sur Twitter principalement), voici autant de messages envoyés qui prouvent que malgré tous les trolls, les ignorants et les vrais trous du cul gens aux intentions plus que douteuses, il existe un vrai mouvement de solidarité entre les divers protagonistes qui évoluent dans le milieu des comics et ceux qui les consomment.

J’ai l’impression dans ce genre d’exercice de m’auto-parodier, d’où mon manque désormais de réactivité à chaud envers toutes ces actualités.
Je préfère bien plus lire les opinions et les prises de position de chaque point de vue, mais finalement ce que j’en ressors c’est que ces Hashtags sont des centres de ralliement, un peu lorsque vous faites un exercice de simulation d’incendie à votre travail et que vous devez rejoindre le même endroit que les autres, peu importe le chemin utilisé.
C’est une question de survie.
Vous devez vous rassembler. Vous devez exprimer que vous êtes solidaire tout simplement parce que vous ressentez la même chose que la personne qui a lancé ce symbole.

Et la Cause est d’autant plus importante qu’elle est pacifique. Parmi tous ces Hashtags je n’ai pas eu l’occasion de lire un message haineux ou inapproprié. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la partie adverse.
Les réseaux sociaux sont effectivement le terrain propice à diverses joutes verbales, celle-ci balayent très facilement d’un revers de main la vraie problématique : Quand cesserons-nous de payer, de subir le fait d’exister tels que nous sommes ?

Le dernier Hashtag en date, , prône et incite la visibilité des artistes féminines dans l’industrie des comics en incluant tout autant les amatrices que les personnalités confirmées. Et c’est une excellente chose.
Cette initiative n’est pas nouvelle, par exemple le recueil Womanthology agençait justement à merveille les participations professionnelles et débutantes.
Je l’ai déjà dit des dizaines de fois, Internet a ce merveilleux atout de faire connaitre des artistes féminines, de véritables stars en devenir, grâce notamment aux réseaux sociaux.
Mais heureusement quelque part cela ne suffit pas. En effet peu importe le genre, c’est le talent, la capacité d’un artiste à apprendre et à évoluer qui prime, selon moi.

Ces Hashtags n’ont nul autre but que de faire prendre conscience que dans un milieu patriarcal et hétéronormé quel qu’il soit, les femmes et les LGBT vont devoir se motiver et se soutenir pour réussir, ou même ne serait-ce qu’aller de l’avant un jour de plus.

One More Day.

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Batwoman #4 : la preview


Comme vous le savez Wonder Woman n’est pas la seule Déesse qui honore régulièrement ce blog de sa présence. Il en existe une autre, beaucoup moins médiatisée mais tout aussi magnifique, et nous suivons ici le renouveau de ses aventures avec beaucoup de ferveur.
N’ayant pas eu le temps de finir ma review du #3, je vous propose de l’adosser à une prochaine critique de ce #4 sur le point de sortir, à vue de nez les deux opus sont résolument liés, donc ça peut être intéressant de faire un parallèle entre eux.

Mine de rien nous vivons actuellement un petit moment de grâce, même si celui-ci est de courte durée, il est évident que certaines choses se concrétisent de façon positives pour les héroïnes de comics. Diana n’en est pas l’instigatrice, mais j’ai très bon espoir que le succès critique et financer de son film engendre de belles initiatives et-ou prises de risques.

Je vais vous raconter une anecdote, pas plus tard qu’hier je participais à une séance de photocall dans un multiplexe aux alentours de Toulouse à l’occasion de la sortie de Wonder Woman. A cet effet, une de mes collègues du TGS (l’admirable Sandra, pour ne pas la nommer) avait fait le bel effort de revêtir le costume de l’Amazone, je veux dire par là celui de la réplique même du film, pas le costume d’Halloween vulgos que l’on trouve dans les boutiques de déguisements.
Ce costume, c’est moi qui ai eu le plaisir de le suggérer à l’organisation qui m’avait sollicité pour l’occasion, et me faisait ainsi entièrement confiance dans mes choix  vestimentaires.
Alors que les séances photos s’enchaînaient pour la promotion d’un autre film (en l’occurrence une avp de Cars 3), Sandra se tenait prête pour la séance suivante lorsque tout d’un coup, elle fut interpellée par une petite fille d’environ 6 ans tenant sa mère par la main. Je n’oublierai jamais le visage et le bonheur dans les yeux de cette petite. « Maman ! Regarde ! C’est Wonder Woman ! » a t-elle dit à sa mère en saluant énergiquement Sandra de son autre main, notre Amazone lui répondant évidemment de la même manière.

J’ai failli pleurer bordel de merde. Quel bonheur de voir ce moment, de voir cette petite fille déjà conquise par le véritable Pouvoir de Wonder Woman. Il ne faut pas grand chose pour inspirer les plus ou moins jeunes d’entre nous, il suffit d’un personnage incarnant des valeurs jusqu’ici encore immaculées, et vous avez encore droit à ce genre de miracle. Ce miracle, je le vis également quand mon fils me demande de revoir et re-revoir ce film quand la moindre opportunité se présente.

Batwoman aura toujours cet effet sur moi, celui de la lectrice qui se sera d’emblée reconnue en elle. Adhérer totalement à ses premières aventures est aussi proche que de tomber sans s’y attendre sur Wonder Woman en personne quand on a 6 ans. C’est une révélation.

Que le Dieu Grec des comics bénisse cette onde salvatrice d’exposition d’héroïnes et de super héroïnes, sur ce blog, tel un sanctuaire, on veillera toujours sur leur intégrité.

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Bordeaux Geek Festival : 3ème mi-temps


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Savez-vous où je serai la semaine prochaine ? Assurément à l’autre bout de la Garonne pour cette troisième édition du BGF qui se veut être un rendez-vous des plus sympathiques pour tout amateur de culture pop qui se respecte.
Parce que oui les enfants comme vous le savez déjà, beaucoup de choses se déroulent (fort heureusement) en province, les manifestations se multipliant dans l’hexagone pour notre plus grand plaisir.

Le Bordeaux Geek Festival a su se faire une belle réputation depuis deux ans avec des efforts constants dans le développement de sa partie comics, et il semblerait que cette évolution aille dans le même sens cette année.
Outre les diverses et nombreuses animations qui auront lieu entre les 25 et 28 mai prochain (je vous en laisse voir le détail ici), c’est évidemment le pôle comics qui nous intéresse plus particulièrement.
Comme l’année dernière, une Artist Alley sera mise en place au sein du festival et le moins que l’on puisse dire c’est que les artistes invités font plaisir à voir : l’ami Barry Kitson sera de la partie, ainsi que Rafa Sandoval, Iban Coello, Jordi Tarragona, Declan Shalvey et SURTOUT la magnifique et monumentale Jordie Bellaire (qui m’a honorée de la plus belle des manières il y a deux ans avec sa superbe interview), ainsi que Francis Portela qui sera présent sur le stand de l’éditeur Bliss Comics.
De quoi s’en donner à cœur joie en matière de comics pour cette nouvelle édition, vous pouvez d’ors et déjà compter sur un petit compte-rendu de ma part très prochainement.

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2017, Autopsie d’un festival réussi

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Je fus convié l’année dernière au festival Paris Manga & Sci-Fi Show (mon avis est d’ailleurs toujours lisible ici) et c’est avec un grand plaisir que je répondais de nouveau présent pour cette nouvelle édition qui je l’espérais, serait à la hauteur de la précédente. Je n’ai pu malheureusement m’y rendre que le dimanche 26 mars, et quel fut le bilan de cette journée ? Réponse tout de suite !

Ce fut donc en ce beau dimanche 26 mars 2017 que je me rendis sur les lieux du festival Paris Manga & Sci-Fi Show, galvanisé par les très bons souvenirs de la précédente édition à laquelle j’avais eu la chance d’être convié.
Autant être franc, la partie manga ne m’intéressais que moyennement, j’étais surtout sur place pour la partie comics chapeautée par les petits gars de Central Comics et ce fut bien évidemment le premier endroit où moi et mes compères nous nous rendîmes à peine arrivés sur place.
Force et de constater que les organisateurs ont bien entendu les commentaires positifs des précédentes éditions : Les artistes de comics invités sont encore au même endroit, à savoir un endroit judicieux puisque placés vers le centre du salon, dans une grande allée où le passage est fréquent. Des emplacements plus que bienvenus, ainsi la plupart des visiteurs, même si ils ne sont pas venus pour eux, sont obligés de passer devant eux une, voir plusieurs fois par jour : Une exposition idéale, un autre salon parisien sur ce même thème des comics devrait en prendre de la graine.
Remarquez, le comble se serait de les placer sur un balcon, à l’écart du public, là, se serait vraiment stupide…

Pour ce qui des artistes présents, la star était bien entendu le vétéran Whilce Portacio, un des dessinateurs stars des X-Men dans les années 90 et co-créateur du mutant Bishop. L’homme était d’ailleurs très accessible et souriant, j’ai pu lui parler quelques minutes et ce fut ma foi une bonne rencontre avec cet artiste de légende.
Pour ce qui est des autres artistes, c’était plutôt un beau panel et des plus hétéroclites : Les superstars Alex Maleev et Esad Ribic côtoyaient des artistes un peu plus confidentiels comme Rufus Dayglo (Tankgirl), les excellents et sympathiques David Baldeon, Mirko Colak, Fernando Dagnino, Geoffo ou encore Francis Portela (Faith chez Valiant), une sélection variée particulièrement jouissive et intéressante.

La crème des artistes français était elle aussi présente avec l’adorable Virginie Siveton, le talentueux Julien Hugonnart-Bert, Anthony Dugenest, Junkie Brewster ou encore Desty : Là encore les styles étaient très variés et il y en avait pour tout les goûts.
En résumé, une artist alley plus qu’honorable et qui n’avait pas à rougir de celle d’autres salons du même genre.

Des écrivains étaient également présents, notamment Jérémie Damoiseau qui venait présenter son livre Punisher : L’Histoire Secrète consacré au film avec Dolph Lundgren adapté du célèbre personnage Marvel (1).

Les acteurs de séries télé n’étaient pas en reste avec la présence de belles têtes d’affiche de la série Buffy Contre les Vampires : Kristine Stutherland (qui interprétait la mère de Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Nicholas Brendon (Xander) et James Marsters (Spike) étaient présents, les fans de la série culte des années 90 avaient fait le déplacement et étaient là en masse pour les rencontrer.
Autre star du salon parmi les acteurs présents, Christopher Judge (Teal’c dans la série Stargate SG-1) se prêtait au jeu des autographes : L’imposant acteur (quand même 1,91m !) avait le sourire, de même que ses fans.
Notons aussi la présence de Kerry Ingram et Ian McEhlinney, deux acteurs de la série Game of Thrones ainsi que Catherine Sutherland, le Ranger rose de la série télé Power Rangers.

Niveau Youtubers, je suis malheureusement incapable de vous dire exactement qui était là, ce genre de « personnalités » ne m’intéressant absolument pas, j’ai juste pu apercevoir de loin l’un des seuls que j’apprécie et suis, à savoir le Joueur du Grenier et son compère Seb, comme d’habitude particulièrement sollicités, les rendant difficilement approchables…

Niveau organisation, Paris Manga & Sci-Fi Show est encore un modèle du genre  : Le placement des stands et scènes est exemplaire et calqué sur celui de l’année passée, on ne change pas une formule qui gagne et les organisateurs l’ont bien compris.
Rien à reprocher de ce coté donc.

Vous l’aurez compris, je suis encore une fois ravi d’avoir pu l’espace d’une journée à flâner sur ce salon, qui reste un des plus agréables auxquels j’ai le plaisir d’être convié  : Bien organisé, doté d’invités variés et prestigieux, Paris Manga & Sci-Fi Show reste un modèle du genre avec sa programmation éclectique, je me répète très certainement par rapport à l’année passée, mais certains autres salons soit-disant spécialisés comics (à tel point qu’ils le mettent dans leur dénomination) devraient en prendre de la graine.

Pour finir, je voudrais juste pousser un coup de gueule personnel qui n’est pas adressé au salon en lui-même et ses organisateurs, mais plutôt au public venant sur ce genre d’événement.
Tout le monde ou presque connaît la mode des Free Hugs, une pratique très répandue parmi le public de ce genre de salon, en particulier les cosplayer,s qui consiste à se balader avec une pancarte pour serrer dans ses bras ceux qui le souhaitent. Jusque là, rien de méchant me direz-vous, cette pratique devant se partager, normalement, dans la bonne humeur et sans arrière pensée, sauf que… Non.

On va encore dire que j’ai l’esprit un peu mal placé, comme quand je critique (gentiment) le cosplay, mais j’ai encore pu apercevoir des choses qui me hérisse le poil : Quand je vais sur ce genre de salon, certes j’y vais principalement pour rencontrer les auteurs mais j’aime aussi beaucoup observer les gens et cela fait plusieurs salons ou conventions auxquels je suis très attentif aux pancartes des free hugers et j’y aperçois depuis quelques temps des indications qui me gène.

Girls Only, Just Girls and Women, No Boys, et No Homo : Je vous laisse le soin de faire la traduction, qui n’est ma foi pas très compliquée mais voilà ce que j’ai pu lire sur de nombreuses pancartes de « distributeurs de câlins », exclusivement des garçons ou des hommes bien entendu. Après ce n’est peut être que moi (j’en doute) mais ces indications m’ont mis clairement mal à l’aise, de la même façon que lorsque je vois des photographes immortaliser des cosplayeuses en zoomant exagérément sur la poitrine ou (véridique, c’était au Japan Expo 2013) l’entre-jambe.

Après, je ne dramatise pas, je suis conscient que ce n’est qu’une minorité mais le fait est que depuis quelques temps, j’en vois de plus en plus et ce qui au départ n’était qu’une indication de bas de pancarte écrit discrètement s’affiche de plus en plus distinctement et sans aucune gêne.
Donc je ne peux que conseiller à ceux qui croisent des free hugers de bien lire la pancarte, car c’est bien connu, il faut toujours bien lire les pancartes, elles sont très révélatrices et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en disent beaucoup sur leurs propriétaires.

 1 : J’ai d’ailleurs lu ce livre et je vous le conseille très chaudement, c’est une véritable mine d’informations sur ce film très méconnu et injustement sous-estimé.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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