Archives de Catégorie: Gay right of the day

I love Barcelona


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Il existe des événements qui me font littéralement kiffer. Alors, évidemment, la plupart du temps il s’agit de manifestations directement liées au comics dans leur ensemble et lorsque mon emploi du temps – et mon porte monnaie – me le permettent, je m’y rends plus que volontiers.
Et puis il y a des conventions qui m’interpellent beaucoup plus car elles sont ciblées vis à vis de mes centres d’intérêt, tels que la Flame Con basée à New York et Geek Girl Con de Seattle (qui a d’ailleurs lieu au moment où j’écris ces lignes).
Alors tout ça c’est très bien mais c’est surtout très loin ! Et si il était question de voir apparaître une telle initiative vers chez nous, la Vieille Europe, vieille certes mais tout autant intéressée par ce genre de thématique (il n »y a qu’à voir les panels consacrés au FIBD d’Angoulême pour s’en rendre compte).

Et bien sachez que ce vœu pieux est sur le point de devenir réalité car du 22 au 24 juin prochains (oui oui en 2018 ! Comme ça vous avez le temps de vous préparer !) est organisée la première Love Fan Fest, une convention totalement et idéalement consacrée à la thématique LGBT dans la Pop Culture.

Voici leur note d’intention, celle-ci me donne furieusement envie de traverser la frontière l’été prochain comme vous pouvez vous l’imaginer :

LOVE Fan Fest apporte à Barcelone le premier événement multifandom LGBT. Un grand festival pour célébrer, débattre et montrer la diversité, avec une demande claire pour une plus grande visibilité dans les films et la télévision. Spécialement pour la visibilité lesbienne qui a encore un long chemin à parcourir, malgré toutes les étapes prises.
Dans notre première édition, nous bénéficierons de l’apparence d’actrices qui ont donné vie aux personnages lesbiens aidant un groupe défavorisé. Non seulement sur la forme mais aussi en arrière-plan.
De plus, nous proposerons concerts, différentes étapes, fêtes, art, de la culture … tout autour d’une atmosphère incroyable.
Barcelone, année après année, s’est confirmée comme une ville ouverte au monde, avec un caractère multiethnique et culturel croissant. Et nous adorerons vivre à vos côtés.

Au programme donc lors de cette convention idéale, du lourd du lourd et encore du lourd !

  • Des conférences dont les sujets comprennent : Sci-fi tv shows et visibilité lesbienne, Les super-héros gay et les relations lesbiennes dans les bandes dessinées, l’industrie du film et les personnages LGBT, prévention de la discrimination chez les enfants issus de couples gais / lesbiens, les jeunes LGBT et l’intimidation…
  • La présence d’actrices qui ont su faire avancer la cause lesbienne dans les séries TV et web séries, à commencer par Gabrielle Christian et Mandy Musgrave de l’excellente série destinée aux ados South of Nowhere qui ne date pas d’hier mais qui reste une très bonne référence pour celles qui souhaitaient voir un programme plus frais que The L Word, Elise Bauman et Natasha Negovanlis, héroïnes de la web série culte ET Canadienne Carmilla, et pour finir, LE trio de la mort qui tue provenant tout droit de Purgatory :  Dominique Provost-Chalkley, Katherine Barrell, et Melanie Scrofano, que demande le peuple ? Seriously ?
  • Et que dire de plus à part qu’un concert électronique dantesque est prévu tout au long du week-end, (souvenez-vous on est à Barcelone…)

Une telle convention va donc avoir lieu à Barcelone, le week-end du 22-24 Juin 2018, vu l’échéance on peut aisément espérer des guests supplémentaires, et si, pourquoi pas celles-ci ne proviendraient pas de National City ?

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Super Queer Fandom Is Super !


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La fameuse Comic Con de San Diego cuvée 2017 vient de fermer ses portes laissant derrière elle son lot de bandes annonces inédites (je pense ne choquer personne en disant que cette manifestation s’est irrémédiablement tournée depuis des années sur l’exploitation de médiums audiovisuels et cinématographiques au détriment des œuvres en papier), de panels gigantesques vouant un culte aux Super Star(K)s du moment, de séances de dédicaces quasi inaccessibles, sans omettre le cœur et la moelle de toute belle convention de comics qui se respecte : la présence de nombreux éditeurs et de leurs artistes respectifs qui auront eu la joie de rencontrer leur lecteurs tout au long de ce week-end dantesque.

Je n’irai probablement jamais à la Comic Con de San Diego (et ça me va très bien) mais je sais que dans cette faune insensée, dans ce tumulte de quatre jours se côtoient comme dans chaque manifestation de ce genre, de nombreuses communautés présentes grâce à leur centre d’intérêt ou leur domaine, qu’il s’agisse du milieu du cosplay, de l’édition, du blogging, et que sais-je encore.

Je ne saurais sans doute jamais parler avec autant de justesse d’une autre communauté que la mienne via ces nombreux médias, par pudeur et soucis de réalisme, mais cela ne m’empêchera jamais d’être solidaire avec elle.
Mais ce dont je suis sure c’est que comme chaque année, une grande partie du milieu Geek LGBT basé sur terre aura eu les yeux rivés vers la côte ouest des Etats Unis tout au long de ce week-end.

Au delà donc des bandes annonces, des panels et des séances de dédicaces partagées via Youtube, deux choses m’auront marqué cette année :

  • Love is Love a été récompensé d’un Eisner Award, c’est à dire la plus prestigieuse des récompenses en matière de comics, dans la catégorie Meilleure Anthologie pour cette année 2017.
    Rien ne m’a plus fait plaisir ce week-end que d’apprendre cette nouvelle. Love is Love devrait rafler toutes les récompenses existantes dans sa catégorie tout simplement parce qu’elle permet de soigner le cœur et l’âme de tous ceux qui ont été affectés de près ou de loin par cette tragédie.Si vous ne connaissez toujours pas ce recueil, vous pouvez en apprendre un peu plus ici, et soyez persuadés que la version française éditée par Bliss Comics sera non seulement respectueuse, mais également légitime dans la continuité de l’oeuvre originale.

 

  • En marge du panel consacré à la 3ème saison de Supergirl, une interview vidéo diffusée sur la chaîne de MTV s’est transformée en véritable séquence post 3ème mi-temps où la plupart du casting s’est mis à se moquer froidement d’une extrapolation issue du fandom de la série, celle que l’on appelle SuperCorp et qui met en scène une intrigue amoureuse entre Kara et Lena, un sujet viral notamment sur Tumblr dont je vous ai déjà parlé ici.

    Ici on parle de fan fictions, qui comme son nom l’indique sont des visions alternatives, fantasmées, composées par des écrivains en herbe dont LE BUT est essentiellement de faire du bien à ceux qui les lisent, de partager une passion pour un univers en y respectant ses codes, tout en innovant de façon assez personnelle sur la tournure d’une intrigue et surtout sur la relation entre ses personnages.
    Tout le monde sait très bien que ce qu’on appelle le ship en anglais entre Kara et Lena n’aura jamais lieu dans la série officielle, et c’est bien entendu pour cela que les fan fictions d’une manière générale existent, elles extrapolent des directions inexploitées, souvent issues de minorités qui se sentent encore trop souvent lésées par les médium généralistes.
    Alors basher aussi grossièrement le temps d’une sauterie audiovisuelle une interprétation libre, non officielle et surtout issue d’une communauté que la série est censée respecter dans sa seconde saison est digne d’une tentative de suicide en terme de promotion de la part de la quasi totalité du casting.Je parlerai du couple Sanvers au cœur de la seconde saison et de son devenir dans un autre post, car ce n’est pas le propos ici.
    Il est déjà clair qu’il existe un PUTAIN de malaise entre la direction prise, pro LGBT en ce début de 2ème saison, la mièvrerie digne du Cœur a ses Raisons quasiment tout du long de celle-ci, et la conclusion généreusement ouverte (manière de garder cette communauté de spectateurs en otage) mais rapidement obturée par les nouvelles du départ de la comédienne Floriana Lima qui n’interviendra du coup qu’épisodiquement tout au long de la troisième saison, car convoitant de meilleures opportunités professionnelles (ce que fit Laura Prepon sur Orange Is The New Black, mais grâce à un peu de bon sens comme cette dernière, on peut espérer qu’elle fasse demi tour).Alors comment expliquer ce consternant dérapage lors de cette interview ? A aucun moment je serai capable de dire que tel ou tel membre du casting est homophobe car ce serait évidemment un mensonge. Jeremy Jordan a notamment fait le maximum pour faire libérer sa cousine lesbienne d’un établissement anti-gay où elle était retenue contre sa volonté il y a tout juste un an, l’interprète de Winn s’est d’ailleurs excusé assez rapidement via les réseaux sociaux, quant à Melissa Benoist on se souvient de sa pancarte brandie en pleine Woman March le 21 janvier dernier, je l’imagine mal manifester pour le droit des femmes et dénigrer aussi violemment une partie de ses fans LGBT.

    Et ce dénigrement (sous couvert de l’humour) de ce fandom est d’autant plus flagrant lorsque l’on compare la réaction de l’ensemble du cast face à celle de Katie McGrath qui interprète Lena Luthor dans la série et également présente lors de cette entrevue. Le contraste est saisissant. Là où les autres acteurs sont en parfaite roue libre, la divine Katie en grande professionnelle va tenter de sauver les meubles comme elle le peut comme on le voit dans la vidéo.
    Elle enfoncera un peu plus tard le clou dans une autre interview, cette fois-ci soutenue par Odette Annable (qui va incarner l’antagoniste Reign dans la 3ème saison).

 

 

Katie McGrath c’est juste la grande classe, et tout ce que j’espère si ce n’est pas déjà fait c’est que le reste de cette équipe de bras cassés se fasse chauffer les oreilles par Papa Berlanti, parce que se gausser d’une catégorie de fans qui, mine de rien, contribue à la notoriété du show c’est se tirer soi-même une balle dans le pied.

Et pendant ce temps là, Wynnona Earp qui embrasse (c’est le cas de le dire !) à pleine bouche sa Queeritude est reconduite pour une 3ème saison.
D’ailleurs sur ce, je vous laisse sur ce tweet d’Emily Andras, productrice de la série :

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Bliss is Love !


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Je ne le dirai jamais assez, parce qu’il existe encore trop d’injustice, trop de haine, trop de mépris envers la communauté LGBT, (qu’il s’agisse de l’horreur que subissent actuellement les jeunes gays de Tchétchénie, et ce dans la quasi indifférence des politiques de ce monde, ou de ce gros naze de Cyril Hanouna qui, dans son émission de merde, dynamite en une pantomime abjecte le travail de nombreuses associations qui viennent en aide aux victimes d’homophobie), l’anthologie Love is Love fait partie de ces œuvres d’utilité publique que l’on doit soutenir, promouvoir, et diffuser au delà des frontières et des cultures, coûte que coûte.

Love is Love est comme son titre l’indique un ouvrage universel. Il vous donne du courage, il vous montre que vous n’êtes pas seul. Il rassemble des centaines d’artistes face à une tragédie aussi inattendue qu’incompréhensible et prend le temps de poser des mots et des images sur l’inexplicable.
Et comme le décrit si bien Corentin sur DC Planet à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai, une autre oeuvre avant elle avait parfaitement su dénoncer ces cruautés envers les homosexuels, il s’agit bien sûr de l’anthologie AARGH ! initiée par le grand Alan Moore que j’ai pu naturellement chroniquer sur ce blog.

Une anthologie pareille ne pouvait pas rester longtemps dans l’ombre en terme de parution dans nos contrées. Bliss Comics a réussi à se démarquer en obtenant l’édition française de Love is Love, l’annonce du jeune éditeur sur les réseaux sociaux correspondant avec cette date symbolique du 17 mai :

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La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et transphobie est célébrée chaque année le 17 mai. Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie.
Plus que jamais, l’actualité nous rappelle que ces fléaux sont encore bien présents partout dans le monde et font de nombreuses victimes. Aujourd’hui, comme tous les autres jours de l’année, nous pouvons agir. En parler, sensibiliser, mener des actions concrètes dans les écoles, les bibliothèques, dans la rue, sur les réseaux sociaux, sur nos lieux de travail…
Pour plus d’informations sur cette journée et les actions que vous pouvez mener, consultez le site :
https://www.homophobie.org/

Parce que la lutte contre les violences anti-LGBT peut prendre de nombreuses formes et ne s’arrête pas le lendemain du 17 mai, nous sommes heureux d’annoncer la sortie en France, en novembre prochain, d’un ouvrage qui nous tient particulièrement à cœur : Love is Love.
Love is Love est un projet caritatif publié aux Etats-Unis à l’initiative de l’auteur Marc Andreyko et l’éditeur IDW (Tortues Ninja, X-Files, Infinite Loop) avec la participation de DC Comics. Son objectif est de lever des fonds au profit des victimes, des survivants et leurs familles de l’attentat commis à Orlando le 12 juin 2016 dans la boite de nuit LGBT le Pulse, qui a fait 49 morts et 53 blessés.

Cet ouvrage collectif de 144 pages rassemble de très nombreux auteurs travaillant dans le monde du comics, comme Phil Jimenez, Paul Dini, Gail Simone, Jonathan Hickman, Marguerite Bennett, Jason Aaron, Carla Speed McNeil, George Perez, Jay Edidin, Rafael Albuquerque, Jim Lee, Mark Millar, James Tynion IV et des dizaines d’autres. Tous ont voulu, à travers de courtes histoires et textes illustrés inspirés par cet événement tragique, témoigner de leur solidarité et leur compassion. Cet ouvrage inclus également des personnages aussi divers que Supergirl, Harley Quinn, Batwoman, Kevin Keller (d’Archie Comics) ou encore le Spirit de WIll Eisner.
La couverture est réalisée par la française Elsa Charretier (Infinite Loop, Harley Quinn) et Jordie Bellaire (coloriste de Batman, X-Files, Injection,…).

Sorti aux Etats-Unis en décembre 2016, Love is Love a depuis levé plus de 165 000 dollars et atteint sa cinquième ré-impression.
La version française sera enrichie par des histoires réalisées par des artistes français et francophones. La totalité des bénéfices réalisés seront reversés à deux associations de défense des LGBT, une française (SOS Homophobie) et une américaine.

Love is Love
Publié en France par Bliss Comics.
Scénario et Dessins : Collectif
Couverture : Elsa Charretier et Jordie Bellaire
Préface de Patty Jenkins, réalisatrice du film Wonder Woman.

Prix de vente : 15 euros.
Reliure cartonnée.
Disponible en novembre 2017.

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Suite à cette annonce, j’ai pu m’entretenir avec Florent Degletagne, responsable éditorial de Bliss Comics, et lui demander ce qui l’a motivé de publier une telle anthologie, ici, en France…
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Bonjour Florent, tu as très récemment annoncé la parution prochaine (en novembre pour être exacte) de l’adaptation française de l’anthologie Love is Love sortie fin 2016 chez l’éditeur IDW en partenariat avec DC (et non Valiant, qui jusqu’ici était l’univers auquel vous vous consacriez exclusivement).
J’aimerais savoir tout simplement pourquoi tu as fait tout ton possible pour obtenir les droits de publication française pour une telle oeuvre.

Parce que ce livre mérite d’être diffusé le plus largement possible, au-delà des Etats-Unis ! Je ne sais pas si j’ai fait “tout mon possible”, mais en tout cas je souhaitais vraiment qu’il voit le jour en France… alors j’ai demandé !

Quand tu as ouvert les pages de Love is Love pour la première fois, qu’as tu ressenti ?

Dès les premières pages j’ai eu le ventre noué. Peu de comics me font ressentir des émotions aussi fortes. Je me suis senti submergé par les dizaines de témoignages. Au point d’en avoir le souffle un peu coupé et les larmes aux yeux. Un seul comics m’avait fait cet effet-là avant, un épisode de la série No Mercy dédié aux victimes des camps de “conversion sexuelle” aux Etats-Unis.

Peux-tu nous dire quelles participations as-tu le plus apprécié dans cette anthologie, selon toi dans ton âme de lecteur, plutôt qu’en tant qu’éditeur ?

Difficile d’en choisir seulement quelque-unes. La page réalisée par Daniel Beals et David Lafuente m’a frappée. Elle montre en parallèle, deux enfants et leur famille respective, voisines l’une de l’autre et réagissant à la nouvelle de l’attentat. Le contraste est effrayant. Le jeune père que je suis a été vraiment pris aux tripes.

La page illustrée par Carla Speed McNeil, qui témoigne de l’urgence, la panique, la proximité étouffante de l’événement, lorsque l’on ignore si un de nos proches est en vie. J’ai tout de suite fait le parallèle avec l’attentat du Bataclan.

D’autres témoignages prennent la forme de manifestes plus universels, directs et frappants, comme la page de Jay Edidin et Sophia Foster-Dimino. Encore plus lorsque l’on sait que l’auteur est trans.

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Te souviens-tu ce que tu faisais lorsque que tu as appris la tragédie du Pulse ?

Pas précisément. Je devais être avec ma femme et mon fils, chez nous, le dimanche matin.

Penses-tu qu’une telle oeuvre peut véritablement faire bouger les choses en matière de tolérance et de sensibilisation ? Est-ce qu’il est envisageable de voir l’édition française de Love is Love, au delà des bibliothèques (ce qui serait déjà une très bonne chose), être présente dans les CDI des collèges et lycées de notre territoire ?

C’est un effort parmi d’autres. Bien sûr que nous ferons tout pour qu’il soit largement diffusé dans les bibliothèques et les écoles !

Es-tu capable de nous en dire un peu plus sur cette participation d’auteurs francophones, ou dans un sens plus large, des bonus inclus dans cette édition française ?

Je ne peux pas trop en dire pour le moment car nous travaillons dessus et n’avons pas de liste définitive, mais le livre sera enrichi par des participations de divers auteurs français ou francophones. Nous aimerions rajouter environ une quinzaine de pages.

Il a été annoncé sur les réseaux sociaux que la totalité des bénéfices réalisés seraient reversés à deux associations de défense des LGBT, SOS Homophobie pour la France, et une américaine… Il n’y aura donc vraiment aucun bénéfice pour Bliss Comics ?
Peut-on considérer qu’il s’agit d’une oeuvre caritative à part entière provenant de Bliss Comics ?

Oui, c’est une oeuvre totalement caritative, Bliss ne touchera pas un centime de bénéfice.

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Jolie Couv’


Le mois de juin est traditionnellement celui des fiertés LGBTQ et ce depuis les événements du Stonewall Inn en 1969 qui ont fait naître le mouvement des droits civiques pour les gays, lesbiennes, bi, trans d’abord aux États-Unis puis dans le reste du monde (ou presque).
L’éditeur Image Comics célèbre à sa manière cette commémoration en proposant pas moins de 11 variant covers aux couleurs LGBT, l’intégralité des recettes engendrées par l’achat de ces couvertures variantes iront à l’organisation Human Rights Campaign.

Voici les titres concernés par cette initiative généreuse et bienvenue de la part de l’éditeur : Bitch Planet: Triple Feature #1 illustré par Valente De Landro, The Walking Dead #168 par Sina Grace & Tamra Bonvillain, The Divided States of Hysteria #2 par Howard Chaykin, Rose #3 par Ig Guara, Grrl Scouts: Magic Socks #2 par Jim Mahfood, Redneck #3 par Ed Luce, Crosswind #1 par Cat Staggs, The Old Guard #5 par Leandro Fernandez, Black Magick #6 par Nicola Scott, Deadly Class #29 par Wes Craig, et Shutter #29 par Leila del Duca.

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Eisner is Love


Love is Love Head

Il y a quelques semaines, j’exprimais ma déception sur le fait que l’anthologie Love is Love, qui rend hommage aux victimes de la tuerie du Pulse en rassemblant des dizaines de petites d’histoires crées par plus de 300 intervenants, n’ait pas reçu une récompense lors des derniers GLAAD Awards dans la catégorie outstanding comic-book.
Juger de la qualité d’une oeuvre c’est une chose et je respecte évidemment le choix porté sur The Woods de James Tynion IV. Mais je déplore encore une fois grandement l’absence d’un prix spécial créé à cette occasion car comme dans n’imposte quel média, les comics sont un moyen d’expression sans pareille, un moyen aussi de sensibiliser le commun des mortels sur une certaine réalité, un moyen de panser ses blessures.

Cette semaine nous avons pris connaissance de la sélection des comics nominés pour les Eisner Awards, l’une des récompenses les plus prestigieuses pour tout artiste et auteur de la profession et dont les résultats nous seront dévoilés lors de la prochaine San Diego Comic Con.
Et là encore dans la catégorie Best Anthology, la sélection s’est faite remarquer par l’absence de Love is Love pourtant parue en 2016 et donc logiquement éligible à une nomination. Le problème c’est que le site d’Amazon aurait statué le fait que ce livre était publié en 2017 (il est paru en fait le dernier mercredi de l’année 2016, le 28 décembre), et donc destiné à faire partie des nominations de cette même année.
Il ne s’agit donc aucunement d’homophobie de la part des intervenants, mais d’une maladresse (comme si il suffisait de se fier à Amazon pour regarder les dates de sortie des livres et pas directement sur le site des éditeurs… enfin bref), celle-ci excusée à partir de moment où oui, Love is Love fait désormais partie de cette catégorie parmi les titres suivants :

Eisner Awards Nominations 2017

Love is Love est bien plus qu’une simple anthologie. C’est une réponse sans pareille et frontale face à la violence, l’horreur, la peur. C’est un message de recueil et de paix, de solidarité. C’est un hymne à l’Amour.
Parmi toutes les œuvres parues en 2016, il y en a une je crois qui mérite bien tous les honneurs car elle fait appel à notre humanité, notre cœur, car il suffit parfois d’un battement de celui-ci pour faire bouger les choses.

Love is Love - Supergirl

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Into the woods


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La première partie de la 28ème cérémonie des GLAAD Awards s’est tenue hier soir au Beverly Hilton, récompensant comme chaque année diverses œuvres tout média confondu pour leur représentation des LGBT.

On se souvient que l’année dernière c’est Lumberjanes qui avait remporté le GLAAD Award de l’outstanding comic-book, c’est cette fois-ci au tour de The Woods, écrit par James Tynion IV et publié par BOOM! Studios (et Ankama chez nous), de se voir décerner cette prestigieuse récompense.

Ne l’ayant pas lu, je me garderai de faire un quelconque commentaire sur cette oeuvre en ce qui concerne sa contribution dans la représentation des LGBT (félicitation au passage a BOOM! Studios qui remporte cet Award pour la seconde année consécutive).
Ce que je peux exprimer ici par contre, c’est ma grande déception de voir que Love is Love n’a non seulement pas eu de récompense dans cette catégorie, mais ne s’est pas non plus vu décerner un prix spécial comme c’est le cas parfois dans ce genre de cérémonie.

Alors que cette anthologie a déjà récolté plus de 165.000 $ au profit des victimes du Pulse et de leurs familles, et que chaque jour l’actualité nous rappelle sans cesse que cette tuerie est loin d’être un cas isolé (depuis le début de l’année, huit femmes transgenres de couleur ont été assassinées aux Etats-Unis), il aurait été légitime que les GLAAD Awards mettent encore un peu plus en avant cette oeuvre essentielle et hors du commun.

C’est juste vraiment dommage.

Sur un ton un peu plus léger, je suis aussi deg que Supergirl ou Wynonna Earp n’aient pas non plus été récompensées dans la catégorie Outstanding Drama Series. C’est pas grave, je m’en vais de ce pas me consoler sur Tumblr.

Voici la liste des œuvres récompensées cette année :

Outstanding Film – Wide Release: Moonlight (A24)

Stephen F. Kolzak Award: Troye Sivan

Outstanding Comedy Series: Transparent (Amazon)

Outstanding Drama Series: Shadowhunters (Freeform)

Vanguard Award: Patricia Arquette

Outstanding Film – Limited Release: Other People (Vertical Entertainment)

Outstanding TV Movie or Limited Series: Eyewitness (USA Network)

Outstanding Individual Episode: “San Junipero” Black Mirror (Netflix)

Outstanding Daily Drama: The Bold and The Beautiful (CBS)

Outstanding Comic Book: The Woods, written by James Tynion IV (BOOM! Studios)

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GLAAD Awards 2017 : les comics nominés


Et ils sont nombreux ! Je crois bien d’ailleurs que je n’ai jamais vu autant de comics sélectionnés, pour cette cérémonie qui récompense les œuvres mettant en valeur les LGBT tous médias confondus.
Cela prouve qu’il y a une ouverture de plus en plus sensible et avérée dans ce domaine de la part de l’industrie, la diversité des éditeurs concernés en est d’ailleurs la preuve, ça fait vraiment chaud au cœur !

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Parmi tous ces titres, on ne prend pas trop de risque en misant sur une récompense pour l’anthologie Love is Love, pour tout ce qu’elle représente, et pour une rendre une nouvelle fois hommage aux victimes.

A noter également les nominations de Supergirl et Wynona Earp dans la catégorie Outstanding Drama Series, je pense sincèrement que le couple « Sanvers » peut créer la surprise, pour ma part j’ai déjà mon matos de pom pom girl au bout des bras.
Vous pouvez trouver la liste complète des œuvres liste complète des œuvres nominées ici ici, rendez-vous les 1er Avril et 6 Mai prochains pour connaitre les résultats.

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