Les Jeudis de L’Angoisse (des Comics) #39

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Mars Attacks Partie II : Les comics

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Rob Zombie – Mars Needs Women, extrait de l’album Hellbilly Deluxe Vol.2 (2010) (1)

La période Topps Comics

Dés 1994, Topps va se lancer dans les comics et va bien entendu adapter sa licence phare, malgré le fait qu’un précédent peu glorieux ait eu lieu quelques années plus tôt.

C’est en effet en 1988 qu’est publié la première série de comics Mars Attacks, c’est le petit éditeur Pocket Comics qui s’en charge et l’entreprise est très ambitieuse : Il s’agit en fait de publier un mini comic relatant l’histoire originale au travers de 55 numéros, développant peu ou prou les images des cartes originales, la couverture de chaque numéro étant l’image de la carte originale. De plus, le mode de diffusion est calqué sur celui des cartes originales, à savoir que chaque numéro du comic en question sera distribué dans une petite pochette avec un chewing-gum. Une entreprise ambitieuse ? Certes, mais visiblement trop puisque l’initiative sera un échec cuisant, la série n’allant pas plus loin que le quatrième numéro.
Un numéro zéro, relatant l’histoire tragique d’un enfant fan de Mars Attacks kidnappé par les martiens est également produit, cette histoire est d’ailleurs dessinée par un jeune artiste débutant à l’époque, Greg Cappulo.

C’est vraiment dommage que cette initiative n’ai pas put aller plus loin que ces quelques numéros, l’ambiance des cartes originales était respectée et la partie graphique vraiment de toute beauté…

En 1994, Topps remet le couvert avec une mini-série en 5 numéros. Cette série est en fait constituée d’une mini-série ainsi que de plusieurs histoires courtes écrites par Len Brown et Dave Simons et dessinées par différents artistes.
A l’époque, le film de Tim Burton est encore à l’état de projet mais on parle de plus en plus de l’adaptation de cet univers culte pour toute une génération, il n’en faut pas plus à Topps pour exhumer cette licence et mettre sur les rails cette mini série. L’équipe aux commandes a de quoi laisser rêveur : Keith Giffen au scénario et Charlie Adlard aux dessins.

L’histoire détaille l’invasion de la Terre par les martiens de façon radicale et sans équivoque, la conclusion a d’ailleurs de quoi laisser pantois [SPOILER] : Les humains sont vaincus en un temps record, écrasés par des martiens sans pitié et la Terre séparée en deux parties : Une moitié contrôlée par les martiens, l’autre par les quelques humains encore en vie [FIN DU SPOILER].

Hormis la conclusion assez surprenante, la principale différence entre les cartes originelles et cette mini-série est le ton utilisé : Dans la série de cartes originales, même si l’horreur et les situations abjectes étaient régulières, l’ambiance y restait quand même assez décalée et gentiment rétro pour ne pas être réellement prise aux sérieux, ce n’est pas le cas dans cette mini-série : Du design des martiens (qui ont troqué leur faciès original pour des dents pointus et des yeux perçants) à l’aspect de la technologie martienne (plus futuriste que les soucoupes type années 50 de l’univers original), tout y est assurément plus sérieux, de même que les événements, montrés comme de véritables actes de guerre.

Très honnêtement, malgré le changement radical de look des martiens et le ton plus dur et froid de l’histoire, c’est une mini-série d’horreur-science fiction, je trouve, assez réussie, autant scénaristiquement que visuellement.
De base, Topps choisi de développer autour de sa licence quelque chose de sérieux et de mettre donc en branle un univers un peu similaire dans l’idée à celui de la série télévisé V : Un monde sous occupation dans lequel on va suivre le destin de quelques survivants.
Visiblement ce sera peine perdue puisque toute ces bonnes intentions tomberont à l’eau : La mini-série est un échec et Topps en restera là, pour le moment…

La suite des comics Mars Attacks sera en général de timides apparitions à gauche à droite : Ainsi le magazine Wizard consacre aux martiens un numéro ½ en 1996, ce numéro spécial est en fait une sorte de numéro charnière organisant et liant la mini-série de 1994 et les histoires courtes publiées en même temps (souvent décalé dans le temps, allant des années 50 aux années 90), ce numéro spécial, titré The Invasion Dossier est signé Dwight Jon Zimmerman au scénario et Claude St Aubin aux dessins et suit le calvaire d’une jeune militaire enlevée par les martiens.
En plus « d’harmoniser » les histoires précédentes dans une seule chronologie, cette histoire prépare de plus le terrain pour le crossover géant opposant les martiens aux personnages de la maison d’édition Image, mais je vais y revenir plus bas.
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Au chapitre des bizarreries, notons notamment Mars Attacks Base-ball, un one-shot publié en 1995 qui décrit un match de base-ball opposant humains et martiens : Si les humains jouent d’abord « propre », les martiens montrent très vite leur conception très personnelle du jeu et les humains doivent vite s’aligner sur la façon de jouer de leurs homologues extra-terrestres. C’est écrit une fois de plus par Dwight Jon Zimmerman et dessiné par Hugh Haynes.
Autre étrangeté publiée la même année, Mars Attacks : God Save The Queen, montrant le combat de… La Reine d’Angleterre et sa garde rapprochée pour échapper à l’invasion martienne. Cette histoire so british est signée Len Brown, Tom Sutton et Dave Simon sur une très jolie couverture de John Bolton.

Enfin, le magazine Mad consacrera aux martiens la couverture de son numéro 353.
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Un peu refroidi par leur première tentative, Topps attendra 1997 avant de relancer la machine Mars Attacks : En parallèle d’un crossover avec la toute jeune maison d’édition Image, une nouvelle mini-série en deux numéros est publiée : Nommée Mars Attacks High School, cette mini-série en noir et blanc décrit le quotidien d’une université dans la partie dirigée par les humains de la Terre post-invasion martienne : Les professeurs sont pour la plupart des hybrides martiens-humains issus des expériences martiennes. Parmi ces professeurs, on y rencontre une jeune femme ayant servi de cobaye aux expériences « douteuses » des martiens (elle a maintenant trois seins, diverses facultés surhumaines et des dents pointues), bien décidée à se venger de ses tortionnaires.
Cette mini-série et assez originale et continue sur l’idée de base de la mini-série de 1994 : A savoir montrer le quotidien des humains dans une société occupée par les martiens.
Aux commandes on retrouve la même équipe que sur le Invasion Dossier, à savoir Dwight Jon Zimmerman au scénario et Claude St Aubin aux dessins.

Cette mini-série sera malgré tout la dernière tentative de Topps de développer son univers Mars Attacks… En effet, en 1996 sort le film de Tim Burton et pour Topps c’est visiblement la douche froide : Bien loin de leur univers sombre de science-fiction hardboiled et violente, le film de Tim Burton se veut décalé, drôle et bon enfant. Topps met alors fin sans préavis à ses ambitions et va se caler sur l’univers créé par Tim Burton aux faveurs d’un crossover avec les créations de la toute jeune maison d’édition Image.

C’est donc en décembre 1996 que commence officiellement le crossover sobrement intitulé Mars Attacks Image. Ce crossover se déroule au travers de deux séries distinctes en quatre numéros, lancées conjointement : Mars Attacks The Savage Dragon, montrant les déboires de la création d’Erik Larsen face aux martiens et Mars Attacks Image, qui elle montre les réactions des autres personnages Image (Spawn, Gen13, Shadowhawk et même Witchblade) face à l’invasion des martiens sur leur Terre.

Encore une fois le projet est ambitieux mais très vite, à la lecture des deux séries, un problème se pose : Les deux crossovers bien que liés, montrent de (trop) grosses différences.
Dans le crossover mettant en scène Savage Dragon, les martiens ont leur apparence et attitude du film de Tim Burton, à savoir un style un peu cartoon et des attitudes souvent drôles et décalés, alors que dans le crossover opposant les martiens aux créations maison de Image ils ont… Leur look et attitude des comics Topps de 1994 !
Ce manque d’homogénéité est problématique puisque les deux crossovers sont liés : Dans celui de Savage Dragon, celui-ci est enlevé par les martiens et ramené sur Mars, on suit donc ses mésaventures sur la planète rouge, la contre-partie concernant les autres personnages Image se passe sur Terre, au même moment.

Je pense que la principale raison vient très certainement du fait que ces deux crossovers ont été réalisées par deux équipes créatives différentes qui n’ont dû manifestement pas beaucoup se concerter : Pour la partie Savage Dragon, c’est l’équipe en charge des séries Topps depuis quelques temps qui s’en charge, Dwight Jon Zimmerman au scénario et Claude St Aubin aux dessins tandis que pour la partie de l’univers Image, c’est Keith Giffen au scénario, Giffen qui (voir plus haut) en 1994 avait déjà chamboulé l’univers Mars Attacks en en écrivant une version plus mature et réaliste, aux cotés de Giffen on trouve Andy Smith et (surprise) un certain Bill Sienkiewicz aux dessins.
Là où Dwight Zimmerman a décidé de coller au style du film de Burton, Giffen lui par contre persiste et signe dans son optique plus sombre et mature…
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Ce crossover souffre clairement de ce manque d’homogénéité : Là où les deux séries auraient dû être complémentaires, à la lecture on a deux séries au ton et à l’ambiance totalement différentes et donc radicalement opposées. De plus si la partie consacrée à Savage Dragon se révèle assez agréable à lire, ce n’est pas le cas de la partie Image qui s’embourbe dans un scénario d’invasion et d’attaques simultanées cousu de fil blanc à la conclusion courue d’avance. De plus, on se retrouve avec un trop plein de personnages dont certains sont là uniquement pour faire de la figuration (Witchblade ou Spawn par exemple) l’essentiel de l’histoire reposant principalement sur les personnages de Stormwatch et Gen13.

Encore une occasion manquée de mettre Mars Attacks sous le feu des projecteurs, ce sera d’ailleurs la dernière avant un petit moment : En 1998, la maison d’édition Topps Comics met la clé sous la porte et nos chers martiens retournent donc dans les limbes de l’espace pour quelques années…

Il faudra attendre 2012 pour revoir nos affreux martiens dans un comic. Après la disparition du label comics de Topps, c’est donc IDW qui récupère la licence et les choses vont commencer à devenir un peu plus sérieuses.

La période IDW

2012 est donc l’année durant laquelle la licence Mars Attacks échoue entre les mains de l’éditeur IDW. Cela fait donc 15 ans que nos belliqueux martiens n’ont pas montré leurs faciès grimaçant dans un comic mais l’heure est à la fête puisque la fameuse collection de cartes fête ces 50 ans et étonnement, le film de Tim Burton s’est forgé une petite réputation de film culte pour la génération des années 90 et parmi les fans du réalisateur.

C’est donc en juin 2012 que commence une nouvelle mini-série mettant en scène nos « amis » originaire de la planète rouge : L’histoire est écrite par John Layman et est dessinée par John McCrea.
Cette mini-série comptera 10 numéros, séparés en deux parties distinctes : La première partie est consacrée au Général Zar, un martien balafré et de son passif aux mains des humains, Zar va alors développer une haine farouche pour les terriens et devenir un chaînon essentiel de la conquête de la Terre. En parallèle ont suit le destin de trois humains, enlevés à travers le temps par les martiens, et qui se retrouve à notre époque, combattant l’invasion martienne.

Dans la seconde partie, nous faisons la connaissance de Tommy Bailey, un jeune surdoué habitant une petite ville américaine du nom de Tortilla Flat. Après avoir construit une radio pour capter les ondes spatiales, Tommy découvre par hasard le plan d’invasion et de conquête de la Terre des martiens. Il essaye de prévenir les habitants de la petite ville mais personne ne le croit et il ne peut au final qu’assister impuissant à l’invasion martienne. Dans le même temps, une organisation secrète basée à Tortilla Flat met au point une arme capable d’anéantir les martiens, mais ceux-ci ont vent de cette arme et pour contrer toute tentative de contre-attaque des humains décident de purement et simplement geler la petite ville. C’est durant cet ère glaciaire imposée que débarque une bande de tueurs à gage, aux trousses de Ray le Rat, un traître recherché par le parrain de la mafia locale. Tommy, Ray et un martien renégat nommé Blyx vont s’allier un temps pour survivre, mais la nature humaine va vite ressurgir au travers des exactions de Ray qui va devenir l’un des éléments déclencheur de la défaite humaine…

John Layman décide donc de purement et simplement d’annuler les précédents comics pour repartir de zéro : Une idée plutôt bien vue, permettant ainsi à tout un chacun d’aborder l’univers des martiens sur un point de départ neutre de toute continuité.
L’histoire adopte un ton très en phase avec les cartes à collectionner originales (d’ailleurs la couverture du numéro un ne laisse aucune ambiguïté, reprenant en grand format la première carte de la collection), les martiens y sont montrés comme des êtres implacables et cruels, mais au travers des histoires des martiens Zar et Blyx, leur agressivité et leur détermination prend une toute autre signification.
Visuellement, John McCrea décide d’opter non pas pour le style du film, mais plutôt de celui des cartes originales : Les martiens, vaisseaux et insectes géants sont clairement inspirés de la série de cartes originales, ainsi le fan de la première heure s’y retrouve plus que dans les précédents comics publiés par Topps.

Si la première partie consacrée au Général Zar, martien opportuniste, arriviste et adepte de la traîtrise, dont la haine des humains s’est forgée au travers d’expériences douloureuses avec ces derniers et sans conteste la plus réussie, l’ensemble des dix numéros se suit avec intérêt et on se retrouve là avec ce qui est très certainement paru de mieux en comics concernant Mars Attacks. Après je sais que le style de John McCrea aux dessins peut rebuter, mais dans ce cas précis, il sert assez bien le ton exagéré et violent de l’histoire.

A noter que la première partie de cette mini-série, celle consacrée à Zar justement, fut publiée en France par l’éphémère éditeur French Eyes en 2014.

En octobre 2012, IDW publie en marge de la mini-série un one-shot aussi étonnant que farfelu : Mars Attacks The Holidays durant lesquels les martiens sabotent copieusement quatre des fêtes nationales américaine : Halloween, le Veteran’s Day (une fête américaine célébrant les vétérans des différentes guerres durant lesquelles les États-Unis furent impliqués), Thanksgiving et bien évidemment Noël !
Chaque histoire de fête est réalisée par une équipe créative différente et l’ensemble reste assez agréable, particulièrement drôle et blindée de différentes références, un très bon moment de lecture.
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2013 sera une année particulièrement faste pour nos amis (ennemis ?) les martiens chez IDW car se sera l’année des crossovers pour nos amis verdâtres : Pas moins de sept crossovers différents vont paraître cette année là, opposant tout d’abord les martiens (à l’image de Deadpool chez Marvel quelques années plus tard) aux grandes figures de la littérature que sont Moby Dick, Dr Jekill et Mr Hyde et (…) Robinson Crusoé. Ils vont ensuite se frotter à différents personnages issus des licences détenues par IDW : Les robots Transformers, l’équipe de SOS Fantômes, les morts vivants et les robots de la série Zombies Vs Robots et au chapitre des rencontres totalement imprévisible, les hard rockeurs du groupe Kiss et… Popeye le Marin !
Les seuls qui échapperont à cette invasion seront les Tortues Ninja et les bidasses de GI Joe, ce qui en soit est assez dommage puisque en ce qui concerne ces derniers, d’un point de vue de cohérence, cela aurait probablement été l’une des rencontres avec le plus de potentiel.

Le mieux loti durant cette enfilade de crossovers sera l’implacable Judge Dredd dont la rencontre avec les martiens s’étalera sur quatre numéros. Scénarisé par Al Ewing et dessiné par l’infatigable John McCrea, on retiendra surtout de ce crossover les somptueuses couvertures de Greg Staples, couvertures qui d’ailleurs seront reproduites dans une série de cartes exclusives consacrées à la rencontre entre le policier de Mega City One et les martiens (voir la première partie de ce dossier pour plus d’informations).

Autant être franc, la plupart de ces crossovers ne volent pas très haut, la faute à un nombre restreint de pages ne laissant pas vraiment de place au développement d’une histoire vraiment fouillée. Seul la rencontre avec Judge Dredd sort du lot, mais là encore, il faut accrocher au style de John McCrea…

En 2014 une seule mini-série sera publiée concernant Mars Attacks : Nommée First Born, elle prend place durant l’occupation martienne et nous relate le destin d’un bébé martien abandonné sur notre planète puis recueilli par une petite fille aveugle et son oncle. Écrite par Chris Ryall et dessinée par Sam Kieth, cette mini série en quatre numéro est à la fois aussi étonnante qu’intéressante doublée d’une réflexion assez intéressante sur l’enfance et la tolérance.
Clairement en décalage avec les autres histoires de la licence Mars Attacks, cette histoire vaut assurément le détour et pas seulement pour les magnifiques dessins de Sam Kieth.

La même année IDW publiera un numéro spécial nommé Mars Attacks Art Gallery dans lequel différents artistes donneront leur vision de Mars Attacks avec un parti pris graphique intéressant, un gabarit constitué de quatre cartes vierges. Des artistes comme John McCrea (encore lui), Jason Adams, Dan Duncan ou Tim Proctor tenteront de relever le défi avec plus ou moins de réussite.
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Il faudra attendre 2016 pour de nouveau voir nos extra-terrestres sadiques repointer le bout de leurs scaphandres dans un comic avec la mini-série en cinq numéros Mars Attacks : Occupation.
Comme son nom l’indique, cette mini-série prend place durant l’occupation martienne et l’héroïne est Ruby Johnson, jeune boxeuse un peu rebelle qui va prendre la tête d’un groupe de résistants.

On retrouve d’ailleurs dans cette histoire l’infâme chef martien Zar, « héros » de la première mini-série publiée en 2012 par IDW.
C’est toujours John Layman qui scénarise et c’est cette-fois Andy Khun qui s’occupe des dessins et j’avoue ne pas vraiment accrocher au style de ce dernier, son trait anguleux et dépouillé ne m’ayant pas vraiment permis d’apprécier cette histoire, plutôt sympathique à lire au demeurant, à sa juste valeur.

Depuis Mars Attacks : Occupation, à ce jour, plus aucune trace de nos amis martiens dans un comic et IDW ne semble n’avoir rien de prévu les concernant… Wait & see comme dirait l’autre.

A noter que la totalité de ce qu’a publié IDW avec la licence Mars Attacks fut collecté dans des trade paperbacks, crossovers compris. IDW rééditera même les épisodes originaux publiées par Topps dans trois volumes titrés Mars Attacks Classics, ces trois volumes contiennent l’intégralité de ce que Topps avait publié, y compris le fameux Invasion Dossier.
A ce jour seul les deux crossovers avec Image n’ont pas été réédités.

Ce qui est ressorti de ma petite escapade en comics sur les terres martiennes c’est que bien que cet univers pourrait très facilement avoir un univers étendu bien à lui (les possibilités d’histoires sont énormes quand on y réfléchi bien), à aucun moment un éditeur n’a su exploiter cela efficacement… Les raisons sont multiples mais deux en ressortent principalement : La première est le manque d’homogénéité des différentes séries estampillées Mars Attacks car que se soit chez Topps (l’exemple le plus flagrant étant le crossover avec Image) ou chez IDW (Même si John Layman tente à de nombreuses reprises de lier ces différentes incursions dans cet univers) chaque auteur fait un peu ce qu’il veut de son coté, empêchant le lecteur de retrouver ainsi une continuité, visuelle ou scénaristique, crédible et cohérente. Après c’est un peu le cas de la plupart des comics issus de licences cinématographiques (c’est un peu le même topo concernant par exemple les comics Aliens), mais à une époque, les comics Star Wars avaient un semblant de cohérence alors pourquoi pas ?
L’autre raison est bien entendue financière : La plupart des séries Mars Attacks ont souffert de ventes plus que faibles et même si pour toute une tranche de trentenaires Mars Attacks c’est un élément essentiel de la pop culture, pour la jeune génération ça ne symbolise rien de précis, au mieux pour les plus curieux un film aux effets spéciaux un peu kitsch réalisé par Tim Burton.

Faudra t’il un nouveau film, plus fidèle au matériel original pour faire bouger tout ça et faire connaître ces images à collectionner au grand public ? Je n’aurais que ces mots lourd de sens pour réagir à cela : Ackackackack, ack ack, aaaack ! Ack !

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