Review : Lady Mechanika Tome 3 et 4

 

 

Pour ceux qui s’en souviennent, je n’avais pas été très emballé par le premier tome de Lady Mechanika, (au cas où, une piqûre de rappel est lisible ici) et le tome deux ne m’avait ma foi pas plus emballé, la faute à un contenu famélique qui regroupait en gros la fin du premier arc, soit quelques pages, pour se finir par un « remplissage » constitué de skecthbooks et autres galeries qui même si elles étaient pour la plupart un régal pour les yeux, leur présence n’avait pas estompé le goût amer de carotte qu’avait ce tome deux…
Néanmoins, mon admiration pour Joe Benitez (ou un goût prononcé pour le sadomasochisme, allez savoir…) m’a poussé à me faire violence et à quand même tenter la suite et c’est assez rare pour être souligner : Je me suis rendu compte après la lecture du tome trois, que j’avais rudement bien fait de me faire violence, sentiment confirmé par une tome quatre tout aussi surprenant !
Pourquoi ce soudain revirement ? Ai-je été soudoyé ? Que nenni et je vais vous expliquer pourquoi il a fallut attendre le tome trois pour que Lady Mechanika, ça devienne cool.

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Ceux qui ont lu le tome deux (Sigh) ont déjà eu un aperçu du prologue de ce tome trois : Alors qu’elle aide un couple de bourgeois à chasser le yéti, Lady Mechanika est contacté par Winnifred, une petite fille tout aussi intello qu’attach(i)ante qui a le sentiment que son grand-père, un archéologue, est en danger depuis que celui-ci ne répond plus à ses lettres. Ni une ni deux, notre héroïne s’embarque pour un périple qui va lui faire voir du pays : Des Alpes au Sahara jusqu’en Afrique centrale, notre héroïne va se la jouer globe-trotter afin de déjouer les plans d’une sorte de groupuscule néo-nazi sans foi ni loi ayant pour but de s’emparer des Tablettes de la Destinée, un artefact sumérien censé détenir les secrets de l’univers.

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Dans le tome quatre, notre belle héroïne sent le besoin de se mettre au vert afin de soigner un spleen suite à l’anniversaire de la perte d’un de ses amis et part à l’aventure sans autre but précis que de se vider la tête. Au hasard de ses pérégrinations, notre donzelle bio-mécanique se retrouve au Mexique en pleine fête des morts et se retrouve dans un village assailli par une horde de guerriers fantômes venant régulièrement terroriser les villageois. Mais le surnaturel, Mechanika elle y croit moyen et sent bien qu’il y a anguille sous roche et se met en tête de débarrasser le village de ces malandrins éctoplasmique. Mais ces voleurs fantômes ne sont bien entendu pas ce qu’ils semblent être et notre Lady va devoir affronter une menace bien plus grande que de simple détrousseurs phosphorescents…
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Niveau ambiance, on passe du sombre et morne dans les deux premiers tomes à quelque chose de plus aventureux et varié dans ces deux tomes : Joe Benitez s’est cette fois-ci acoquiné avec la scénariste Marcia Chen avec qui il avait déjà travaillé sur Wraithborn (dont ma review est visible ici) et Magdalena chez Top Cow.
Ça se ressent beaucoup sur le ton de l’histoire dans sa globalité car celle-ci est plus variée, l’action plus soutenue et brasse large niveau influence : Alchimie, sciences occultes, archéologie, société secrète et j’en passe, d’une héroïne amnésio-badass-sexy, Lady Mechanika devient une sorte d’Indiana Jones au féminin matinée d’un style Adèle Blanc-Sec version steampunk hardcore.

Cerise sur le gâteau, les histoires de ces tomes trois et quatre sont indépendantes et ne nécessitent pas nécessairement d’avoir lu les deux premiers tomes pour être appréciées.

En ce qui concerne les dessins, là aussi il y a du nouveau car Joe Benitez travaille maintenant en collaboration avec Martin Montiel (dont j’avais rapidement déjà parlé dans mon dossier consacré au concept album The Unforgiving).
En résumé, Benitez crayonne les pages et Montiel se charge des finitions, à savoir les détails et les décors. Cette collaboration est forcément salvatrice pour Benitez, dessinateur réputé assez lent et la qualité des dessins s’en ressent forcément : Si vous aviez trouvé que les dessins des deux premiers tomes étaient beaux, ceux des tomes trois et quatre le sont bien plus et certaines planches sont tout simplement ahurissantes de détails et de complexité.
La collaboration entre les deux artistes est clairement une bonne chose, permettant à Benitez de tenir ses délais et de fournir au final des planches de toute beauté.
Impossible également de ne pas mentionner le travail exceptionnel de Peter Steigerwald à la colorisation, parachevant une esthétique absolument irréprochable.

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En résumé, il ne fallait clairement pas s’arrêter aux premières impressions plus que mitigées des deux premiers tomes de cette série tant ces tomes trois et quatre sont de belles et jouissives surprises : Variés, prenants et originaux, ils remontent clairement l’intérêt plus que dédaigneux que j’avais de cette série et ma foi, je suis plus qu’impatient de lire la suite des aventures de notre héroïne mécanique !

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